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Témoignage | Ma «story» vers le végéta*isme

04/04/2018

Un billet de

 

Tu ne tueras point!

D’accord, on n’est pas dans la Bible, mais j’ai une barrière dans la vie au sujet des choses dont je n’ai pas pleinement conscience et parmi celles-ci entre en ligne première un sujet très chaud, la viande! Par chez nous, et avec l’éducation que j’ai reçue en campagne, si tu manges un animal mort, soit sûr d’avoir été en mesure de le tuer d’abord. Mon père était chasseur et éleveur, alors ça explique des tas de choses! #sorrynotsorry

 

Ce constat, je l’ai eu lorsque ma fille a pêché un poisson cet été. Une belle perchaude! J’étais très fière d’elle! Nous l’avons donc déposée dans un bac d’eau afin de discuter du sujet en soi. Toujours est-il que nous avons oublié le-dit poisson avec les enfants et… il est mort. J’ai alors expliqué à ma fille que selon la tradition que j’ai reçue, il faudrait le manger par respect pour l’animal. Mais ma fille ne s’est pas résolue à le faire et moi, en voulant l’apprêter pour la cuisson, j'ai «tchoké»! C’est donc ma belle-mère qui a fait le sale travail à ma place. Depuis ce jour, je suis incapable de manger du poisson! Si je ne peux plus le manger, je ne dois plus le pêcher!

 

Pourtant, j’ai été élevé sur une ferme de volaille et à cette époque je savais très bien mettre fin à la vie d'un poulet de manière traditionnelle... Mais je réalise maintenant que c’est le seul animal avec lequel j’ai été coupé de tous liens émotifs! Autrement dit, je me suis attaché à tous les autres êtres vivants, incluant les poissons, puisque je n’ai jamais été confronté à la réalité de leur fin de vie. On ne peut pas être en dissonance cognitive avec la nourriture dans notre assiette en étant pleinement conscient de son passé. C’est d’ailleurs pourquoi les fermiers de famille ne comprennent pas les végéta*iens de ce monde. Pour eux qui connaissent leurs bêtes et la façon dont elles sont élevées, ils ne voient pas le manque d’éthique associé à l’élevage et à l’abattage dans le but de se nourrir sans abus. Ils ont grandi là-dedans, c’est « normal »! Ils seront par contre (et en toute honnêteté) très malheureux de devoir se départir d’un animal pour subvenir aux besoins de leur famille, le documentaire végétalien Food Choice en parle très largement justement. De plus, ils trouveront très insultant de devoir manger de la viande provenant d'un supermarché, justement parce qu’ils savent à quel point l’industrie fait de la « merde » avec les élevages de masses!

 

Bref, comme aujourd’hui je n’élève plus moi-même ma volaille, j’ai fait le choix d’en manger de moins en moins, voire plus du tout à la maison, à l'exception des oeufs... et ce n'est pas toujours facile, croyez-moi! En sortie, je me réserve le droit de manger du poulet comme solution de dernier recours en l'absence de solutions végétariennes. C'est. Mon. Choix.

 

 

La fin des produits laitiers à la maison

Dans ma transition vers le végétarisme, j’ai longtemps consommé du fromage en grande quantité, genre, je gratinais absolument tout! Mais suite à un diagnostic médical qui n’a pas fait mon bonheur, j’ai dû cesser de consommer beaucoup d’aliments fermentescibles et acides. J’ai donc éliminé les produits laitiers de mon alimentation pour résoudre ce problème gênant, puisque je voulais continuer de consommer des légumineuses. Du coup, comme je cuisine pour la famille, c’est toute l’équipe qui me supporte! Somme toute, c’est une ÉNORME dépense de moins pour notre portefeuille, en plus du nombre incalculable de déchets que cela représentait. Maintenant, je souhaite vraiment trouver une façon de combler cette envie de fromage le plus rapidement possible pour ma santé mentale!

 

 

Végéta*ismes et zéro déchet

Au niveau du zéro déchet, cette nouvelle façon de manger a eu des répercussions positives au niveau des poubelles. Parce que je n’avais jamais trouvé de poisson/crustacés sans emballage dans mon coin, en évitant d'en faire l'achat, je venais de résoudre ce problème avec brio! Comme le tofu fait partie de mes recettes une fois par semaine, je suis bien contente d’ajouter un emballage de plastique jetable et d’en sauver je ne sais pas combien en évitant la pêche et les produits d’importations non régies par les quotas internationaux! Sommes toute, ce sont ÉNORMÉMENT de déchets invisibles qui sont évités grâce à ce type d'alimentation.

 

Pour le reste, je n'ai pas envie de me complaire dans les produits transformés véganes atrocement sous emballage, car selon moi ils sont tout aussi nocif pour la santé que les aliments transformés de la charcuterie. Non, je vais continuer de cuisiner lentilles, millet, tofu, pois chiches et légumineuses de toutes sortes. Les recettes et les saveurs ne manquent pas pour en arriver à des résultats à peu de frais, saines et pleines de protéines, en plus d’être accessibles en vrac ou en gros sans gaspillage. Il faut simplement s’inspirer des autres pays et leurs recettes pour avoir des idées plein la tête!

 

 

En bonus : ma peur des crustacés...

De toute ma vie, j’ai toujours vu les crevettes comme dans un beau compte de Disney : un joli bout rond avec une queue tremblotante. La première fois que j’ai vu des crevettes en vraie, c’était à Cuba, lorsque j’ai commandé une assiette de crevettes du chef. Lorsque j’ai vu les crevettes avec leurs yeux qui me fixaient du regard, j’ai carrément voulu VOMIR sur place! Mon chum, incapable de cesser de rire de moi, m’a donné son assiette de spaghetti Alfredo. Mon Dieu, je m’en souviendrai comme si c’était hier... ma face valait sûrement 1000$! J’ai toujours eu le dédain pour les crevettes depuis. Non, trop d'images dans ma tête!

 

Le homard, même chose. Mais lui, c’est bien pire! La première fois que j’ai vu un homard vivant c’était dans les mains de mon chum et il me courrait après dans la maison pour me faire une « petite » blague. Lorsqu’il a vu que j’étais en boule dans un coin en pleine crise d’angoisse ayant peine à respirer, il a réalisé beaucoup trop tard que j’avais VRAIMENT peur des homards! Oui, J’AI PEUR DES HOMARDS. C’est dit! Pour moi, un homard c’est un scorpion géant pas de venin! Résultat, je ne mange pas de homard. FIN!

 

Donc maintenant que vous connaissez les raisons de ma transition, nous pourrons discuter ouvertement sur le sujet sur ma page Facebook. Ceci dit, sachez que je reste très ouverte à tous les types d’alimentation, sans jugement. Je reste également très poli dans mes propos et je crois que tous les végéta*iens de ce monde voulant donner l’exemple devraient être en mesure de comprendre ce que j’avance. Après tout, j’ai mangé de la viande pendant 30 ans, qui suis-je pour faire la morale à qui que ce soit? Qui peut se vanter de n’avoir JAMAIS mangé de produits d’origines animales? Que celui qui n’a jamais pêché me jette la première pierre…

 

 

 

 

TENDANCE RADIS.COM / TOUS DROITS RÉSERVÉS

 

 

 

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