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© Depuis 2015 par Cindy Trottier | cindy@circuitzerodechet.com | Tendance Radis. Tous droits réservés | Québec, Canada
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Famille | Créer une routine éducative et rassurante pour vous et vos enfants #cavabienaller

09/04/2020

Un billet de

 

Suite à ma publication sur les bienfaits de la routine instaurée à la maison pour maintenir notre santé mentale et tenir nos enfants occupés, vous avez été plusieurs à me demander de vous parler un peu plus de notre système et de son fonctionnement.

 

D’abord, j’aimerais vous aviser que ce que je vous offre comme solution ne répondra pas forcément à tous vos problèmes au cours de ce confinement. C’est correct d’être au bout du rouleau, de ne plus avoir de repères et d’avoir le sentiment de manquer de « jus » pour maintenir la paix dans votre foyer. Alors, je vais très sincèrement vous offrir une page personnelle de ma réalité depuis le début de la pandémie, car cela semble assez important dans le contexte actuel.

 

Mise en contexte et informations importantes

 

Voilà.

 

Depuis le début du confinement, j’ai perdu l’ensemble de mes contrats de travail en lien avec le blogue et mes activités de conférencière. Par la suite, mon état de santé s’est rapidement dégradé en quelques heures et j’ai dû subir une opération d’urgence le 25 mars pour une appendicite nécrosée ayant décidé de répandre son fiel dans mon abdomen. Ma vie (notre vie) a complètement été chamboulée cette journée-là. Depuis, mon corps ne me fournit plus l’énergie nécessaire afin d’assurer la gestion de plusieurs fronts comme je le faisais auparavant. Ainsi, j’ai dû faire un choix et j’ai complètement suspendu l’ensemble de mes projets professionnels, dont les conférences en ligne, afin de passer au travers de mes journées.

Si ce n’avait été que de cela, je crois qu’on s’en serait sortie assez bien.

 

Cependant, la situation étant ce qu’elle est pour beaucoup de québécois-es actuellement, je dois conjuguer avec un conjoint en télétravail dans notre espace ouvert, ce qui implique de maintenir un certain calme dans la maison. Comme c’est lui le revenu principal au foyer suite à la perte de mes contrats, c’est donc moi qui suis en charge des enfants durant le jour. Pour le reste, si ma santé et mon énergie me le permettent, j’écris quelques lignes au passage pour le blogue, comme je le fais pour vous aujourd’hui.

 

Ça signifie donc :

  • Que l’état de ma maison n’est pas au top ;

  • Que j’ai lâché prise sur pas mal de trucs, dont les déchets ;

  • Que j’ai réduit considérablement le nombre d’heures passées en ligne et sur le blogue ;

  • Que je me concentre à 90 % sur mes enfants pendant le jour ;

  • Que je suis responsable des quelques tâches essentielles à la maison, comme les repas ;

  • Que je fais majoritairement mon épicerie en ligne pendant la crise ;

  • Que j’accepte que rien ne soit parfait… pis c’est le bonheur !

Également, je tiens à préciser que puisque nous avons à la maison deux enfants avec des « difficultés comportementales », nous sommes également supportés chaque semaine par une psychoéducatrice. Nous sommes choyés d’avoir eu notre place dans « l’interminable » liste d’attente des services sociaux juste avant le confinement. Ce qui, je dois l’avouer, nous a offert plusieurs outils pour faire face aux nombreuses crises que mes deux enfants peuvent nous faire subir en ce moment.

 

Maintenant que vous savez tout ça, vous comprenez probablement comment je réussis à atteindre un certain état de bien-être grâce au système de routine journalier que nous avons mis en place pour faire face à la crise. Avant que l’on instaure cette routine, je peux vous assurer que je vivais un réel cauchemar à la maison. Il n’y avait pas une seule journée sans que je ne pleure à chaudes larmes dans un coin, à un moment ou un autre, parce que je ne trouvais pas l’absolution qui mettrait fin aux nombreuses crises d’oppositions de mes deux TOP à la maison. C’est probablement mon appendicite qui aura sonné l’alarme dans cette famille afin de faire comprendre à l’ensemble de cette maison qu’une maman, même la plus forte, peut un jour réellement explosé par en dedans, au sens propre (ou sale dans mon cas) !

 

Alors que je disais à mon conjoint que ce genre de système viendrait surtout alourdir ma charge mentale et m'occasionner pas mal de frustration au passage, j’ai rapidement compris qu'il pouvait au contraire être salutaire. Selon le site Naître et Grandir, « plus la journée d’un enfant est rythmée par des routines, c’est-à-dire des gestes et des événements qui reviennent chaque jour dans le même ordre et, souvent, à la même heure, plus votre enfant se sent en sécurité ». Bien sûr, cela ne se fait pas au hasard. Ce genre d'horaire implique encore une fois une bonne communication entre les parents et les enfants, afin que la routine soit bien comprise et que les consignes soient claires et précises — l’enfant doit bien comprendre la consigne et être capable de la renommée dans ses mots. Ainsi, une consigne du genre « je fais mes tâches » est trop vague pour un jeune enfant, alors que la consigne « Je ramasse mes jouets » est très claire. Si votre enfant est plus jeune, des pictogrammes peuvent être très utiles pour faire comprendre une consigne et l'horaire de la journée.

 


Je ne dirais pas que le système que nous appliquons fonctionnera chez vous, car bien sûr, vos enfants n'ont probablement pas le même âge que les miens et n'ont pas non plus les même difficultés. Je ne suis ni éducatrice, ni psychoéducatrice et je ne serai pas là pour vous accorder un soutien si vous n’avez pas les résultats escomptés. Nous avons fait plusieurs thérapies comportementales avec nos enfants avant d’en arriver à ce genre de systèmes et nous le sommes encore depuis l’entrée de mon plus jeune à l’école. Cependant, si ça peut vous inspirer à entamer des changements positifs dans votre routine familiale pendant la crise et si ça vous apporte un certain réconfort, ce sera déjà ça de plus de positif. Comme le Ministre de l'Éducation nous invite à investir des plages horaires à l'éducation de nos enfants pendant le confinement, je crois qu'il serait tout à faire louable d'utiliser une routine pour vous aider à passer au travers. Ceci dit, allez-y avec les capacités que vous avez, soyez en conscient! (Hello darkness my old friend...)


Si vous souhaitez obtenir plus d’informations sur les différentes méthodes d’interventions face aux troubles comportementaux et sur la routine, le site Naître et Grandir est un outil intéressant à considérer.

Mettre en place un système de fiche et l'appliquer

 

Une image vaut mille mots. Comme vous pouvez le constater, notre mur sert de tableau d’affichage. Nous avons conçu des fiches illustrées en fonction des défis et des missions que chaque enfant peut accomplir à la maison au cours d'une journée. Ici, nous avons un total de 3 défis maximum par enfant qui seront récompensés, les autres, sont simplement des bonus qui n'auront aucun incidence sur le reste de la journée.

 

Un défi, c’est un comportement à améliorer que l’enfant n’a pas la maîtrise afin de l’aider à acquérir cette nouvelle « faculté ». Normalement, un défi est « temporaire » et doit être présenté de manière positive. Par exemple : « Je ne dois pas courir dans la rue » devient « Je dois marcher sur le trottoir ». Lorsque l’objectif est atteint et acquis, ce qui peut prendre plusieurs semaines selon la constance que vous déployez au projet, il est temps de proposer un nouveau défi en fonction des comportements que vous souhaitez voir s’améliorer auprès de votre enfant.

 

Une mission, c'est simplement une tâche dans la routine qu'il peut réaliser, comme plier le linge, aider à laver la vaisselle, etc. Comme je le mentionnais plus haut, une mission n'a aucune incidence sur les défis de l'enfant, à moins qu'il en fasse partie. Dans notre cas, nous ne travaillons pas ces sujets présentement. Ils sont donc présentés de façon volontaire.

 

 

 

Aussi, on ne félicite pas l’enfant immédiatement lorsqu'il réussi son défi, mais nous pouvons revenir plus tard sur le sujet en mentionnant discrètement à l’enfant que nous avons apprécié le geste lorsqu'il a été fait. Par exemple : « Bravo ! Je suis fière que de toi, tu as réussi ! » devient « Tu sais quand tu as fait tes leçons plus tôt sans broncher? J’étais très fière de toi ». À la fin de la journée, lorsque l'enfant parvient à réaliser son défi sans intervention du parent ni avertissements multiples (argumentation et/ou opposition), il obtient une récompense (nous y reviendrons).
 

Ainsi, pour ma fille par exemple, son « défi » est de faire ses leçons chaque soir avec rigueur et concentration pendant 30 minutes. La consigne est claire, le durée est déterminée, les attentes sont formulés. En temps normal, ce serait son seul temps d’études, mais avec la pandémie, nous avons instauré ce défi au cours de la journée afin qu’elle conserve ses facultés et nous avons également augmenter le temps d'études à 2 blocs d'études par jour. Notez que ces deux blocs sont distincts l'un de l'autre et récompensé indépendamment. Si elle parvient à accomplir son défi selon les termes, elle peut déposer la fiche associée au défi dans le contenant prévu à cet effet afin qu’elle soit comptabilisée à la fin de la journée. Si elle montre un désintérêt total envers le défi à réaliser, au moment voulu dans l'horaire, elle sait très bien qu’elle n’aura pas accès à la carotte, et bien sûr, elle aura la conséquence logique d’avoir les résultats qui vont avec son implication scolaire.

 

En tant qu’élève, l’enfant à un rôle à jouer dans son éducation et ce n’est pas au parent d’assurer ce rôle à sa place. Notre rôle c’est de supporter notre enfant dans ses apprentissages scolaires et non de devenir son bourreau. Le rôle du professeur étant bien sûr d’aider nos enfants à comprendre leurs responsabilités et leur rôle en tant qu’élève. Bien sûr, ceci implique d’avoir au préalable une discussion avec l’enseignante si vous éprouvez ce genre de difficulté à la maison. Encore une fois, ces informations sont offertes au travers des notes d'intervention dont nous disposons pour mes enfants.

 

Finalement, tout ce système a pour but de rendre l’enfant plus autonome. Il sert également à démontrer à l’enfant que nous avons confiance en ses capacités et que nous lui accordons « le pouvoir » de choisir. Cependant, ça implique de revoir nos priorités et d’adapter nos attentes envers notre enfant.

 

 

Les fiches positives et les récompenses

 

Certaines fiches au tableau offrent des récompenses immédiates suite à une tâche demandée.


Par exemple, pour obtenir 20 minutes de temps de jeux vidéo, mes enfants doivent au préalable faire ce qui est inscrit sur la fiche au tableau. Cette récompense « immédiate » n’est accessible que si le défi est réalisé. À la fin de la journée, nous comptabilisons les fiches et accordons un pointage à chaque enfant indépendamment l’un de l’autre afin qu’il n’y ait pas de compétition. Ces pointages seront utilisés plus tard afin qu’ils puissent s’acheter « des récompenses immédiates » supplémentaires au moment possible dans l’horaire, ensemble ou séparément.

 

 

 

C’est à vous et à votre enfant de déterminer ensemble les récompenses qu’ils peuvent obtenir. Selon la psychoéducatrice, en aucun cas une récompense immédiate ne doit être un objet ou de la nourriture. Autrement dit, « Si tu fais ton lit, tu auras des bonbons » n’est pas une suggestion recommandée. Pour notre part, les récompenses immédiates présentement sont : Je prends le petit déjeuner au lit, je vais faire une balade en vélo avec papa sans mon petit frère, j'ai droit à 30 minutes de jeu vidéo supplémentaire.

 

Notez que chaque moment d'études est assigné à un intervenant externe afin d'éviter un conflit ou de l'opposition. Ainsi, « Je veux que tu fasses ta lecture pour tes études » devient « Il est 9h, selon l'horaire, il est l'heure de faire ta lecture ». C'est là que l'horaire bien visible sera salutaire à l'application de la tâche.

 

Pour ce qui est des récompenses, comme des minutes supplémentaires de jeux vidéo, un chronomètre avec sonnerie ou un sablier placé en évidence aidera énormément vos enfants à comprendre que c'est la fin du temps d'écran et que vous n'êtes pas responsable de la situation. Ainsi, « Il est 9 h, ferme la télévision! » sur un ton autoritaire devient « Oh! Tu as vu le temps? Selon le sablier, c'est le moment de fermer le jeu » sur un ton neutre. Avec le temps et la pratique, votre intervention deviendra de moins en moins nécessaire à l'application de la consigne.

 

C’est également au tout début du projet que les deux parents devront convenir des défis à réaliser pour l'enfant et de la façon dont vous prévoyez les faire appliquer. C’est ce cadre rassurant qui permettra à l’enfant de savoir que vous êtes solidaires et qu’il n’y a pas d’échappatoire possible. Ceci dit, cela implique beaucoup de cohérence et de constance parentale, et honnêtement, c'est ce qui risque le plus de faire de ce système un succès ou un échec. J'ajouterais aussi que oui, il y aura des crises, des refus, de l'opposition, mais avec le temps, la cohérence et la constance, elles seront de moins en moins fréquentes.

 

Pour le reste, comme je le disais, je ne pourrais vous offrir plus d’information sur les lectures psychoéducatives que je dois faire, mais si vous avez besoin de support, vous pouvez contacter votre CSSS afin de discuter avec une travailleuse sociale ou une intervenante de première ligne qui vous orientera ou qui prendra rendez-vous avec vous afin de déterminer la nature de vos besoins. N'hésitez surtout pas à demander de l'aide si vous êtes à bout de souffle en tant que parent, parfois, tout ce qu'il nous manque, ce sont des outils.

 

 

L’horaire

 

L’horaire à la maison est visible et illustré afin d’être bien compris pour les enfants. Actuellement, il est précisément conçu en fonction du confinement et du « homeschooling ». Vous noterez qu'il y a tout de même une certaine lassitude dans nos plages horaires. Si vous voulez plus d’idées que celles proposées dans ce billet, vous pouvez vous joindre à notre groupe Facebook : Kidsrantaine 19 !

  • 8h — Réveil et petit déjeuner, petits bonhommes du matin pendant 20 minutes.

  • 9 h — Début des études et travaux papier pour ma 4e année (depuis 2 semaines, la professeure nous fournit chaque semaine la liste des leçons à effectuer en fonction des cahiers ZigZag [Français], TamTam [Mathématique] et Temps [Histoire]. Notez que je l'accompagne.

  • 9 h — Début des études libres sur l’ordinateur pour mon petit de maternelle avec Lulu la taupe. À côté de papa en télétravail

  • 10 h — Collation et récréation [dehors] — j’en profite pour prendre une longue marche avec eux ou seule [ça dépend de leur intérêt]. En cours de parcours, on fait un peu de « science nature » avec le BINGO des animaux/Insectes/plantes qu’on retrouve sur notre chemin.

  • 11 h — Reprise des travaux à l’ordinateur pour ma fille avec Science en jeu ou La Boîte à Outils

  • 11 h — Temps créatif avec mon petit de maternelle. Selon son intérêt, cuisine, bricolage, LEGO, lecture, etc. Par exemple, on peut faire de la compréhension de lecture en lisant une histoire courte et simple et en demandant à l’enfant de nous dessiner le personnage principal selon ce qu’il a retenu. Pour les maths, simplement lui faire compter des LEGO, calculer avec des dés, des cartes, etc.

  • 12 h — Lunch et récréation

  • Autour de 13 h/14 h — Émission éducative 30 minutes [dans notre cas, Le bus magique repend la route sur Netflix et/ou Il était une fois l’Homme/La Vie sur YouTube]. J’en profite pour interroger ma 4e année sur les apprentissages qu’elle fait et ce qu’elle retient. Parfois, ça nous conduit également à sortir dehors trouver des « roches » ! S'il pleut dehors et que le jeu extérieur n'est pas possible, ce temps d'écran se transforme en JustDance sur notre console pour les faire bouger.

  • 15 h/16 h — Collation et fin des « classes » — Jeux libres et jeux extérieurs à volonté, maman va travailler.

  • 16 h — Temps d’écran pour 30 minutes (si défis accomplis)

  • 17 h/18 h — Repas du soir en famille

  • 19 h — Achat de privilèges selon les pointages accumulés

  • 20 h — Routine du dodo

 

 

Sachez que c’est comme cela que nous vivions présentement et ça fonctionne assez bien en général. Cependant, si vous avez besoin de plus de temps libre que moi, ou si vous n’avez reçu aucun matériel de l’enseignante de votre enfant, sachez que la Classe de Marie-Eve offre des révisions en ligne des apprentissages du primaire aux enfants chaque jour selon un horaire précis. Vous n’avez qu’à écouter la formation lors de la diffusion en direct.

 

Dès le 13 avril, Télé-Québec offrira également des cours en direct à la télévision et sur Internet avec Ma Classe Télé-Québec pour les jeunes comme pour les plus âgés.

Voilà ! J’espère que cela saura vous inspirer et que vous serez plus confortable avec l’idée de faire l’école à la maison. Notez qu’ici chacun fait ce qu’il peut en fonction du temps qui lui est disponible et du matériel que nous possédons [allo, j’ai juste un écran à la maison]. Soyez indulgent envers vous-même. Vous connaissez mieux votre enfant que quiconque.

 

Bon confinement ! #cavabienaller

 

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