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© Depuis 2015 par Cindy Trottier | cindy@circuitzerodechet.com | Tendance Radis. Tous droits réservés | Québec, Canada
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Bilan 2019 | Ma réflexion sur l'avenir du «zéro déchet»

20/01/2020

Un billet de

 

 

Nous voici donc au bout d’une 4e année zéro déchet et cette dernière a été celle de remise en question. Une année à jongler entre mes valeurs et ma santé mentale, parfois physique. Une année à tenter encore une fois d’atteindre des exigences écologiques, parfois esthétiques complètement débiles, spécifiquement en lien avec cette foutue manie qu’à l’être humain (moi) à se comparer à « mieux »... et l’herbe n’est pas toujours aussi « verte » qu’elle ne le semble chez son voisin, laissez-moi vous dire !

 

Mais soyez prévenu chères. chers ami. e. s, mon but dans ce billet n’est pas de pointer certaines personnes du doigt mais bien de vous montrer comment j’évolue dans mes réflexions écologiques. Sans doute est-ce parce que j'ai déjà vécu de pauvreté que je pense comme cela, mais je vous le partage tout de même.

 

Bonne lecture!

 

 

RÉFLEXION SUR 2019

Tu sais, il y a quelques sons de cloches qui te réveillent et qui t’invitent à te remettre en question, et certaines cloches sonnent plus fortes que d’autres. Quand tu rencontres enfin ton idylle et qu’elle te balance devant une foule de 500 personnes que « refuser est une priorité et que parfois, ça implique de voir certaines choses être jetées pour que les habitudes changent » (dans mon exemple, il s’agissait de refuser la nourriture dans les avions, même si ça impliquait de la voir être jetée), c’est là que tu décroches le « gourou » de son piédestal et que tu comprends, qu’au fond, faire des choix professionnels en vue d’atteindre une certaine renommée implique forcément certains paradoxes et certaines incohérences. Bref. On devient, comme le disait RICARDO dernièrement, une marque de commerce. En tant que marque, il est impératif que le message reste le même si notre souhait est de poursuivre la vente de notre « produit ». C’est le sacrifice à faire pour se faire connaître.

 

Mais, tout ceci n’est pas de « notre » faute. C’est le système qui est ainsi fait. Un système axé sur la croissance, un système qui fonctionne à l’argent et à la notoriété favorisant ainsi le confort matériel et la luxure de ceux qui savent l'utiliser. Ce n’est pas pour rien que des femmes comme Lauren Singer de Trash is for Tossers ou Béa Johnson sont très en vogue présentement auprès de l’élite. Elles respirent toutes deux la réussite au travers d’une vie confortable et luxuriante comme entrepreneure, propageant ainsi l’idée que l'on peut vivre de croissance économique tout en sauvant la planète. Elles savent comment utiliser le système.

 

Même moi, cette année, j'ai eu droit à un article complet à mon sujet dans le journal Les Affaires et j'ai même été invitée comme conférencière à l'événement Hop! Le Sommet du Commerce de détail de Montréal pour parler de développement durable dans le commerce. C'est peu dire que la tendance est à son paroxysme et que tout le monde tente d'en toucher un petit quelque chose, même si ça implique d'encourager les intervenants qui militent en faveur de la décroissance... c'est à y rien comprendre!

 

Consommer moins, différemment peut-être, mais consommer tout de même. C’est un peu ce que je ressens actuellement autour du mouvement zéro déchet depuis qu’il est passé entre les mains d’experts en marketing vert de l'industrie, proposant ainsi au consommateur d'acheter de nouveaux objets « écologiques », en remplacement de ceux en plastique, à qui veut bien passer sa carte de crédit dans une fente. Même si je suis d’accord que de propager les bienfaits, les mots et tout ce qui respire l’écologie au travers de slogan et de jingle invite de plus en plus de gens à se questionner face à l’environnement, combien sont ceux et celles qui s’intéresseront réellement à leur provenance ? Aux conditions dans laquelle ils sont fabriqués ? Combien tiennent compte des impacts sociaux et environnementaux de leur fin de vie ? Entre vous et moi, il n’y en a pas beaucoup et cette partie est souvent jetée aux oubliettes ou encore rejetée par la majorité qui refusent de voir en le consumérisme, lui-même, le réel nerf de la guerre.

 

D’ailleurs, chaque fois que le sujet est abordé, et que des gens « se réveillent », de vives réactions s'en suivent dans les médias sociaux et on assiste aussitôt à une hécatombe de guerriers du clavier. Soit nous sommes sur la défensive et nous attaquons le messager, soit nous assumons nos comportements et tentons d’améliorer la situation dans le meilleur de nos capacités, sans nécessairement nous enfoncer le chapeau jusqu’aux épaules. Honnêtement, le deuxième choix est tellement plus sain pour soi et ne nous force aucunement à devenir un bourreau pour les autres.

 

Bref.

 

En tout point, j’ai rarement entendu des gens nous parler de privation lorsqu’ils font l’éloge du mode de vie zéro déchet, tel que popularité par Zero Waste Home. On nous parle bien plus souvent de « moins », mais mieux, sans pour autant faire mention de certains sacrifices.

 

« Vous ne vous priverez de rien avec ce mode de vie ». — Béa Johnson.

 

Oh, vraiment ? Et pourtant… Sauf votre respect, obtenir un pot Mason de déchets par an tout en vivant une vie d’expériences dans les 4 coins de la planète impliquera très certainement des sacrifices qu’ils soient temporels, matériels, financiers et jusqu’à un certain point, social et environnemental, pour vous, ou pour quelqu’un d’autre. Oui, je sais que certaines personnes préfèrent appeler ceci des «choix» ou des «décisions», mais je ne crois pas que l'humain souffrant du capitalisme actuel sera très sympathique à votre égard lorsque vous lui direz que sa condition «particulière» est en lien avec ses propres «choix». Tout est une question de perception et, à ce jour, on ne nous apprend pas à l'école comment se servir du système afin que celui-ci ne devienne pas une arme dangereuse pour soi ou pour quelqu'un d'autre.

 

C’est lorsqu’on est moins aisé financièrement justement que l’on comprend que des sacrifices seront nécessaires afin d’en arriver à des résultats aussi spectaculaires que nos influenceurs écologiques préférés.

 

Mais ces sacrifices, quels sont-ils ? L’argent, si vous achetez tout en vrac ou en consigne, et biologique de surcroît, sans sacrifier l’abondance et le choix dans votre placard ; le temps, si vous fabriquez la plupart de vos produits, jusqu'à faire pousser votre nourriture, pour épargner votre compte en banque ; votre santé mentale, si vous vous comparez aux autres sans tenir compte des sacrifices qu’ils ont dû faire pour y parvenir, et finalement ; le confort, car il y a un énorme travail sur soi à accomplir avant de réussir à vivre mieux avec moins... et sortir de sa zone de confort est probablement le plus gros travail que vous devrez faire pour y parvenir. Et ici, il est uniquement question de faire entrer ses déchets dans un format prédéfini. Mes exemples ne tiennent pas compte des GES (gaz à effet de serre) en lien avec nos habitudes de vie, des impacts sociaux et environnementaux liés à notre consommation, de nos déplacements — voyages inclus, de l’usage des services publics dont nous ne pouvons nous passer, de notre alimentation, etc.

 

Ainsi, il y a bel et bien une certaine forme de sacrifice à faire, pour quelqu'un ou pour quelque chose. Nous devons simplement en être conscient et choisir celui avec lequel nous sommes le plus à l’aise de vivre et dont nous assumerons pleinement le choix et la responsabilité, sans en porter tout le blâme toutefois, car comme je le disais plus haut, nous ne savons pas tous nous servir du système de la même manière. Dans tous les cas, je crois qu'on devrait sincèrement cesser de mettre des «marques de commerces» sur la nature et ses habitants afin de nous sensibiliser le peuple et commencer plutôt à s'attaquer aux réels problèmes de notre ère si nous souhaitons un futur simple pour les générations à venir. Bref. J’y reviendrai dans un ouvrage plus complet un de ses 4.

 

 

NOTRE BILAN POUBELLE ET RECYCLAGE 2019

Ce ne sont pas des déchets s’ils sont recyclables ! Ok, ok… Le bac de recyclage a le dos tellement large dans notre société qu’il est très souvent négligé dans le décompte de nos déchets. Même le système actuel favorise davantage l'industrie de la récupération que celle de la réduction à la source. Alors je vous le demande, comment voulez-vous que les citoyens changent de comportement si ceux qui détiennent le pouvoir ne montrent pas l'exemple?

 

C'est évident que cette année j'ai perdu foi en l'industrie de la récupération, suite à l'analyse des divers fichiers accessibles gratuitement auprès des recycleurs de notre belle province. Après coup, vous savez que tout ce qu’on envoie dans le bac de recyclage ne va pas nécessairement se transformer comme par magie en une superbe paire de chaussure de sport faites de fibres recyclées. Tout dépend des recycleurs et des conditionneurs potentiels. Dans tous les cas, les matières recyclables ont pas mal de kilomètres à faire avant d’obtenir une deuxième vie, si elles en ont une. L'industrie de la récupération, c'est l'équivalent d'un pansement en boîte posé sur une plaie ouverte à quelqu'un qui aurait besoin de voir un chirurgien de toute urgence. Elle ne fait que nous réconforter, sans pour autant nous guérir. Le chocolat fait pareil.

 

Pour moi, le zéro déchet ce n’est pas juste une question de réduire ses déchets ultimes, mais également de réduire ceux pouvant obtenir une deuxième vie comme les matières recyclables. Pourtant, ils sont parfois inévitables dans certaines circonstances. Lorsque j'y suis confronté, je me réfère toujours aux limites que je me suis fixées afin de respecter les personnes avec qui je cohabite. Quand je remarque qu'on pointe du doigt mes incohérences face aux déchets plastiques que je fais encore, je me permets rappeler que nous n’avons pas tous les mêmes « privilèges » et que j’assume les choix que j’ai faits, même si ça implique de ne pas être parfait.

 

Ce qui m'amène à vous parler de la sacro-sainte perfection et du manque de respect qu'on les gens pour les métiers en lien avec l'environnement et la communauté. À écouter les uns et les autres, les services que nous offrons devraient être gratuits. Parlons-en justement.

 

En 2019, j’ai passé plus de la moitié de mon année seule avec 2 enfants à tenter de me sortir la tête de l’eau entre mon travail et toutes les charges familiales qui me pendaient au nez. Sérieusement, quand on me disait qu’on voulait me payer en visibilité ou encore, qu’on négociait mon prix, j’avais le « feu au cul » !

 

«Pardon, je comprends la situation de votre organisme/entreprise, mais mon épicier demande à ce que je paye mon pain en argent et ma gardienne que je la paye aussi pour avoir pris soin de mes enfants le temps que je sois à votre événement».

 

Sérieusement, depuis que mes enfants sont tous les deux sur les bancs d’école, je songe très sérieusement à retourner « sauver le monde » de 9 à 5 pour quelqu’un d’autre et obtenir un certain respect pour le travail que je fais. Au moins, mon salaire serait assuré, j'aurais un horaire stable et je pourrais me fermer le cerveau dès l'instant où je franchirais les portes du bureau. Ce que je ne me permets même pas depuis que je suis à ma solde personnelle.

 

Afin de survivre à cette vie en soloparentalité que je mène de front depuis des années, très tôt en 2019, j’ai dû choisir entre sacrifier ma vie sociale et le confort d’une routine bien établie, au profit d’une vie familiale plus stable pour le bien-être de mes enfants. J’ai ainsi fait une croix sur 11 années d’amitiés de proximité, de relations professionnelles et d’un réseau important d’entraide au sein de ma ville d’adoption pour rejoindre mon conjoint dans sa nouvelle vie professionnelle. Te dire, suite au déménagement, j’ai planté. Ça ne m’a tout de même pas empêché de compléter ma tournée de conférences — soit 32 au total dans 14 villes et villages — même si ma tête n’y était pas. D'ailleurs, depuis la fin de ma tournée, je me demande encore pourquoi je fais ça, mais je vous l'ai déjà mentionné.


En somme, nous n'avons pas comptabilisé minutieusement nos déchets cette année. Je sais simplement que le déménagement et ma nouvelle vie aura eu son lot de soucis et que je devais accepter un certain lâcher-prise si je souhaitais passer au travers. Si vous voulez en apprendre plus, je vous invite à visionner ma vidéo sur le sujet.

 

 

 

RETOUR À LA NORMALE

Depuis que les choses se sont stabilisées, nous avons repris notre rythme de croisière régulier et même que certaines habitudes ont été améliorées dans notre bilan carbone. Le temps que je trouve des commerces avec du vrac et des fermiers de familles s’est fait assez rapidement avec le Circuit Zéro Déchet et les réseaux sociaux. Entre autres, je me suis inscrite à un groupe de quartier spécifiquement conçu pour donner, vendre et échanger des trucs, conseils et des biens entre voisins sur Facebook. Ça m’a grandement sauvé la mise plusieurs fois !

 

Avec le déménagement, impliquant une certaine vie sociale en moins, je ne sors quasiment plus de la maison sauf pour les achats récurrents. Ce qui est assez positif dans notre porte-monnaie et même l’environnement. Nous avons donc choisi de vendre notre 2e voiture au profit du transport actif et des transports en commun.

 

Autrement, je ne ressens pas vraiment le besoin de m’inscrire à un cours ou toute autre forme d’activité qui implique une certaine vie sociale en dehors de mes fonctions professionnelles pour le moment. Je m'entraîne simplement à la maison. Présentement, il y a une énorme partie de moi qui aimerait juste être oubliée, et une autre, qui me pousse à continuer. Comme si j’avais encore des choses à dire… mais différemment.

 

 

BILAN 2010, LES CHIFFRES

Je sais que plusieurs personnes aiment voir les réussites et les échecs des autres afin de se situer face à leur objectif. En tout point, n’oubliez jamais que sous une montagne de succès se cachent aussi plusieurs sacrifices. Et si ce mot vous donne la nausée, remplacez-le par « choix » ou par « décisions ». Nul besoin de porter le chapeau et de tenter de convertir tout le monde à la même approche. Je vois les choses de façon très réaliste. Alors j’en parle sur mon mur et dans mon livre ouvert à ma manière. Et si vous me demandez, quel sacrifice as-tu fait cette année pour y parvenir ? Je vous laisse y songer.

 

Professionnellement
1. J'ai été interpellé à commenter plusieurs fois certains faits sur le marketing vert dans les médias.

2. J’ai donné 32 conférences dans tout le Québec dans plus de 14 villes et villages.

3. J’ai participé à 2 podcasts en tant que collaboratrice et invitée.

4. J’ai pris la décision d’investir dans une équipe de programmeur pour le développement du Circuit Zéro Déchet.

5. J’ai complété une formation sur le marketing en lien avec les réseaux sociaux.

6. J’ai commencé l’écriture d’un manuscrit.

7. J’ai créé plus de 10 vidéos sur le zéro déchet sur ma chaîne YouTube.

8. J’ai lancé un groupe « Les ZécoGeeks » pour aider les gameurs à améliorer leur bilan carbone au travers du numérique.

 

Avant que tu ne me le demande, non, faire ma job ce n'est VRAIMENT pas payant!

 

Personnellement
1. J’ai participé à la mise en place d’une coopérative avec plus de 25 humains extraordinaires pour nos jeux immersifs.
2. Nous avons participé à la construction d’un bâtiment décorum commun sur le Duché de Bicolline.
3. J’ai complété 5 mois de véganisme pur. Depuis le déménagement, ce mode de vie a pris le bord.

4. J’ai obtenu ma première Dan au karaté en Shoryn Riu.

5. Nous avons vendu notre maison en 8 jours.
6. Nous avons déménagé dans plus petit… dans une autre ville.
7. Nous avons rénové une partie de la petite maison.
8. Je participe au comité d’école (OPP) de mes enfants.

9. Je suis aussi la maman qui court pour les activités parascolaires des p’tits.
 

Voilà!

 

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TENDANCE RADIS. TOUS DROITS RÉSERVÉS.

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