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Actualité | Des sanctions pour les grands aussi, je vous prie!

18/09/2018

Un billet de

Photo : Christophe Archambeault AFP

 

 

 

Cet article de La Presse me fait flipper!

 

« Des fruits emballés dans des pots de plastique ou des capsules de café, ça n’existait pas il y a 15 ans. On est vraiment dans le prépréparé, le proportionné. On s’est éloignés encore plus de l’endroit où est produite la nourriture. »

 

 

Oui, nous en sommes bien loin effectivement. D’ailleurs, je crois que cela remonte aux années 1800, en même temps que la révolution industrielle pour être plus précise. Cependant, je ne crois pas que nous ayons oublié ce qu’était la nourriture. Je crois en effet qu’une certaine partie de la population choisit trop souvent l’option de la facilité, mais surtout qu’une grande majorité du problème réside dans les options que nous avons à portée de mains lorsque vient le temps de faire des choix éclairés face à notre consommation.

 

Et personnellement, même si je réalise qu’il est de plus en plus évident qu’avec une famille réduire ses déchets se fait par la cuisine, je comprends tout à fait celui ou celle qui choisira le pot de sauce sur la tablette du commerce, simplement parce que le temps lui manque pour cuisiner activement une énorme « batch de sauce à spag ».

 

D’ailleurs le manque de temps est souvent l’une des raisons qui me poussent à refuser de faire certaines choses, comme de la mise en conserve, à titre d’exemple!

 

Bref. Si je vous raconte cela, c’est que je remarque une tendance culpabilisante avec le mouvement citoyen zéro déchet actuellement. Que ce soit de bannir les pailles, ce que déplorent plusieurs associations en lien avec les personnes souffrant de handicaps, en perte d’autonomie ou avec des troubles moteurs ou encore de mettre la faute sur les consommateurs sur leurs « mauvais choix » d’achats, on en vient à oublier qui est le réel responsable de la problématique à la base et depuis la nuit des temps : Big Co et ses entreprises.

 

 

C'est pas moi, c'est lui!

 

Dans une discussion enflammée sur les réseaux sociaux cette semaine, on me mentionnait que les personnes seules et les personnes actives avaient réellement de la difficulté à faire des choix écologiques lorsque vient le temps d’acheter de la nourriture. Si en plus on leur demande de réduire leur déchet en cuisinant davantage, c’était d’ajouter de l’huile sur le feu! Je ne comprenais pas vraiment, jusqu’à ce que je me dirige au supermarché tentant de faire mes courses en générant le moins de déchets possible, comme jadis, lorsque je vivais seule…

 

À cette époque, j’allais dans le seul marché à proximité de mon domicile. Je me plaisais à raconter que je préférais et de loin tout acheter au même endroit et avoir plus de temps pour moi que de faire le tour de la ville afin de profiter des rabais en circulaires. De plus, j’ajoutais à l’insulte en affirmant que l'achat en gros recommandé par mes unités parentales me ferait gaspiller beaucoup trop de nourriture. Chaque fois, j’avais l’impression d’insulter ma mère!

 

Mais au final, j’avais d’une certaine façon raison sur ce point.

 

Alors, comment ça se passe de nos jours faire l’épicerie pour un citoyen sans véhicule et habitant seul? Je l'ai testé et c’est sans grande surprise que je me suis retrouvé nez à nez avec une grande bannière afin de limiter ma distance de parcours les mains pleines et me faciliter la vie!

 

 

Limiter le plastique au supermarché, une guerre perdue d'avance...

 

Dès mon entrée, je suis déjà devant une offre incroyable de produits tout faits. Avec mes connaissances actuelles, je fais la moue sur cette option et je me dirige vers les légumes où je suis éblouie par le reflet de la pellicule! Dans cette section, afin de réduire le plastique, j’ai dû faire appel à un commis afin de lui demander gentiment d’aller me chercher des concombres et des poivrons à l’arrière. Allo les étapes de plus à ma quête qui m’ont fait perdre 10 minutes, sans compter le dérangement du commis!

 

Une laitue? Je suis peut-être mieux de prendre celle déjà préparée en barquette de plastique pour éviter de faire du gaspillage. De toute façon, la laitue de base est atrocement étouffée sous une pellicule et je vais devoir la laver en prime!

 

Au rayon des fruits, je sursaute en réalisant que mes 6 pommes en vrac me coûteront le même prix que le sac en plastique de 5lbs en format familial. What!?

 

Pour avoir des carottes, je dois absolument prendre un sac de 2 kg ou la barquette en styromousse de petites carottes prédécoupées en portion plus raisonnable pour mon statut de célibataire à pied. Come on!

 

 

"Les emballages multi-packs et les formats imposés entraînent du gaspillage alimentaire en contraignant les consommateurs à acheter parfois plus que ce dont ils ont besoin" - Greenpeace

 

 

Pour le yogourt, je dois me rabattre sur les formats individuels ou en pot de plastique en format de 4 portions si je veux éviter le gaspillage alimentaire. Encore une fois, l’option à usage unique jetable en paquet de 16 est moins coûteuse que celle en format de 4 portions.

 

Du lait? Idem... les formats de 2 et 4 L sont ceux qui contiennent le moins d’emballage et qui coûtent encore une fois le moins cher. Je choisis donc un format plus petit pour éviter le gaspillage... encore du plastique!

 

Je me rends alors dans la viande et je sélectionne les poitrines de poulet en paquet de 2 déjà en brochette dans la styromousse. De toute façon, je n’ai pas le temps de me farcir un poulet rôti en solitaire! Alors styromousse pour styromousse, je ne vois pas de réelle économie de déchet ici.

 

Au rayon des conserves, j’attrape ce qui se fait en petit format pour les légumineuses. Je pourrais utiliser le sec, mais ça impliquerait qu’en plus de devoir cuisiner un repas, je sois obligé de préparer mes aliments de base pour cuisiner… Ok, je veux bien faire un effort sur ce point. Je vais prendre le sac de légumineuses en petit format. Mais que vois-je, encore du plastique!!!

 

De retour à la section des repas préparés, je réalise à mon grand désespoir qu’afin de cuisiner 4 repas de soirée pour une personne seule, j’aurai généré autant sinon plus d’emballage que d’avoir fait le choix en entrant de 4 repas préparés pré-proportionnés sur place… et ce, pratiquement au même prix! C’est incroyable!

 

J’arrive donc à la caisse en regardant mon petit panier et je me sens atrocement coupable, pourtant... avais-je « vraiment » le choix? Pas vraiment. C’est tout ce que l’offre me proposait à proximité selon ma situation conjugale. J’aurais bien aimé avoir une épicerie avec tout plein d’options en vrac à ma portée, mais ce n’est pas le problème des grandes bannières, paraît-il! Pourtant, faire ses courses dans un supermarché c’est la réalité de BEAUCOUP de personnes au Québec.

 

 

Ces responsables, irresponsables...

 

Que fait-on alors en étant seul(e), loin des solutions miracles, en présence de tout ce suremballage? On tente par tous les moyens de choisir ce qui sera le moins « pire »! Le moins pire, c’est souvent un couteau à double tranchant jetable et c’est précisément à cet instant que l’on réalise qu’il est grand temps que les grandes bannières se réveillent!

 

Oui, le consommateur a besoin d’éducation, mais il a aussi besoin d’avoir des solutions afin de se rendre au bout de ses objectifs. Surtout lorsque l’on considère que 70 % des emballages que l’on rapporte à la maison proviennent de nos achats courants.

 

On demande alors au gouvernement de s’en mêler afin de répondre aux pressions faites par la population sur les nouveaux enjeux environnementaux. Malheureusement, comme tout effet cobra, c’est avant tout dans les poches du consommateur que l’impact se fait sentir en premier, au travers de taxes liées à l’utilisateur/payeur, créant ainsi son lot de détracteurs envers les environnementalistes. Ainsi, plutôt de se lier à la cause, les gens se divisent et s’haïssent.

 

Pendant ce temps, sagement dissimulé dans sa cache, le cobra regarde la valse passée, satisfait de voir tous les regards pointés sur le consommateur fautif, alors qu’il planifie déjà sa prochaine campagne publicitaire…

 

 Greenpeace - Chris Ratcliffe

 

Grandes bannières, prenez des notes!

 

  1. Réduisez le plastique en optant pour des caissons hermétiques transparents aidant la conservation des légumes et adaptez votre offre selon votre clientèle. (Ça existe, je l’ai vu dans un supermarché sans plastique au Québec).
     

  2. Offrez des solutions en vrac pour plusieurs produits d’usage courant (bagels, croissants, muffins, aliments non périssables).
     

  3. Permettez aux clients d’apporter leurs propres contenants pour les services à la coupe à la boucherie, boulangerie, poissonnerie, etc. Si vous voulez savoir, le Circuit Zéro Déchet possède déjà près de 400 commerces dans tout le Québec qui le font, même des bannières.
     

  4. Offrez un service de contenants consignées pour les repas préparés.
     

  5. Faites la promotion de vos actions écoresponsables afin de rendre le tout accessible et visible par la clientèle.

 

 

 

 

TEXTE PAR TENDANCE RADIS. TOUS DROITS RÉSERVÉS.

 

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