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Épicerie | J’ai fait l’épicerie avec 80 $ par semaine pour nourrir 4 personnes.

12/03/2018

Un billet de

 

 

 

Vous aimez ce titre n’est-ce pas? Il ressemble étrangement à celui de TVA, mais avec un budget beaucoup plus petit, non? Eh bien, c’est qu’elle en a fait couler de l’encre cette famille avec leur « pauvre » petit budget d’épicerie à 210 $/semaine!

 

Comme vous avez été plusieurs à me « taguer » sur cette publication, il allait de soi que je devais d’abord rire... beaucoup... et ensuite investiguer un peu sur cet article du Journal de Montréal en lien avec l'expérience de TVA qui a tant fait rugir la toile par son manque de rigueur journalistique.

 

 

D’où viennent ces chiffres?

Premièrement, il faut savoir que les recommandations faites à la famille de 4 personnes était en fonction d’une épicerie incluant les produits ménagers, l’alcool, le restaurant et les denrées alimentaires. Ce qui nous donne LE fameux 210 $/semaine MAXIMAL au niveau du budget.

 

« Le montant de 838 $ par mois alloué à la famille lors de l’expérience est inférieur au prix du panier payé par une famille canadienne moyenne de deux adultes et deux enfants en 2017, qui est de 966,67 $ par mois*. Cela équivaut à 11 600 $ pour une année. Il faut aussi dire que ce montant est le montant MAXIMAL alloué à l’épicerie, incluant les produits ménagers, l’alcool ET le restaurant… Sans tenir compte des problématiques qui peuvent venir ternir le portrait (frais dentaires, soins d’urgence, hausse du loyer, etc.)

 

Données tirées du Rapport canadien sur les prix alimentaires à la consommation mené par les Universités Guelph et Dalhousie qui se base sur les données de Statistique Canada. »

 

Un peu comme l’expérience faite par TVA, je vous parlerai de mes restrictions, mes frustrations et de mes petits problèmes budgétaires en cours de route. Vous verrez que je m’en suis tout de même pas mal bien sortie et bien en deçà de 210$/semaine!

 

 

Vivre avec un budget serré tout en mangeant sainement, un défi pour éduquer!

D'abord, je vous explique brièvement le défi pour ceux et celles qui n’étaient pas là l’an dernier. Chaque année, je tente de reproduire à la maison ce que je réussissais à faire lorsque je vivais sur le seuil de la pauvreté, sur l’aide sociale.

 

Non, la vie n’a pas toujours été rose et chaque année, afin de me rappeler à quel point je suis chanceuse d’avoir le « choix » de mon confort, je place ma famille dans une situation de précarité pour les former au « pire ». Mais pourquoi avoir envie de quitter cette zone de confort? Justement, pour éduquer mes enfants.

 

Lorsque mes enfants seront en âge de quitter le foyer, j’aimerais leur avoir transmis suffisamment d’informations nécessaires à la « survie » pour qu’ils soient en mesure de s’adapter plus facilement à certaines réalités : perte d’emploi, chômage, assistance sociale, études, famille, etc. Pour moi, c’est mon devoir de parent que de leur enseigner ça.

 

Un autre devoir que j’ai c’est de leur apprendre toute l’importance de la saine alimentation et de leur montrer à quel point chaque choix que l’on fait à l’épicerie à des répercussions sur notre portefeuille et sur notre santé. Par exemple, durant mon défi, j’expliquais à mes enfants que le yogourt est un aliment plus coûteux et qu’avec notre type d’alimentation, ils n’ont besoin que d’une portion par jour pour avoir suffisamment de calcium. Ils pourraient donc manger autre chose et ce serait tout aussi bien, un fruit ou plus de légumes par exemple. Je leur montre aussi que l’eau est la base de l’hydratation. Le jus, le lait et tous les autres liquides relèvent plus d’une envie que d’un besoin. Je leur montre également qu’un sac de chips à 3,50 $ n’est pas très nutritif et que pour le même prix ils peuvent avoir un gros sac de pommes qui nourrit amplement. Du coup, j’espère que ces choix alimentaires leur montreront la bonne voie vers une alimentation saine et non privative, même avec un faible budget.

 

 

Le #défiradis2018

Le défi est arrivé dans un moment opportun dans notre vie également. Mon conjoint et moi-même, sommes sans emploi depuis le mois de décembre 2017, moi, par choix, lui par obligation. Cette perte de revenu a évidemment changé notre façon de consommer durant deux mois, jusqu’à son retour au travail au début du mois de février.

 

Parmi les « privations », notons la diminution de la qualité et de la quantité d’alcool à la maison (boire de la Coors quand tu bois toujours de la microbrasserie locale, ishhhh!) et le restaurant a pris le bord! J’ai aussi cessé de prendre mon petit Chai latté au petit café du coin, tout en faisant un brin de social avec la propriétaire. Déjà qu’être travailleur autonome vous isole un peu du reste de la société, au niveau du web j’entends, que maintenant j’étais confiné à mon sous-sol pour travailler tous les jours… Ce n’est pas la fin du monde, mais ça change de son « confort » habituel!

 

Durant notre défi, nous avions un budget de 80 $/semaine pour faire notre épicerie. Dans notre cas, l’épicerie N’INCLUAIT PAS l’alcool que je considère comme un produit de luxe, le restaurant et les produits ménagers, contrairement à l’article de JdM (même si ce n’était clairement pas précisé). Mais je suis parfaitement consciente que si j’ajoute ces produits à la facture, j’aurais probablement DÉPASSÉ mon budget d’épicerie de 80 $ alloué par semaine pour nourrir ma famille de 4 personnes. Je vais donc être très honnête dans mon calcul et vous montrer les deux versions à la fin de ce billet.

 

Je vous rappelle également que nous sommes tous conscients que de vivre avec un budget plus faible peut limiter l’interaction sociale, et de toute évidence, limiter vos envies alimentaires. Mais le but de l’exercice est encore une fois de démontrer qu’il est possible de manger sainement avec un budget plus limité sans générer une quantité astronomique de déchet provenant de nos achats courants.

 

Notez que je n'ai pas toujours de photo de nos repas, vous n'aurez donc qu'un bref aperçu ici de notre mois. Suivez le #defiradis2018 sur instagram ou #défiradis2018 sur Facebook pour suivre l'aventure au jour le jour.

 

 

 

L’épicerie et les repas

 

Semaine 1 — total de la facture : 96,37 $/avec alcool 109,37 $

 

N.B. Je dois retirer 4 portions pour mon bambin le midi, puisque mon fils mange à la garderie 4 fois cette semaine.

 

 

Repas préparés le jour même, lunchs inclus :

  • Une crème de champignon

  • Une fricassée aux champignons et salade

  • Un spaghetti sauce bolognaise végétarienne et crudités

  • Un tofu asiatique et riz

  • Une soupe aux pois cassés et pain

  • Des crêpes véganes aux bleuets

  • Raclette potluck chez des amis

  • Des sandwichs aux cretons véganes et touski de soupe (pois cassés, crème de champignon)

 

Meal prep du samedi et dimanche

  • Un pain maison, céréales maison, creton vegan, les légumineuses pour le mois et une sauce à spaghetti.
     

Journal de bord : Nous avons été reçus à une soirée potluck raclette vendredi soir. Normalement, j’aurais fourni du saucisson, mais avec notre budget, j'ai plutôt apporté du tofu mariné de façon asiatique. Le résultat sur la raclette fut excellent, j’en suis moi-même surprise! Pour compenser, nous avons fourni une bouteille de vin. Comme l’invité est une personne habituée aux vins de qualité, nous avons opté pour un vin à 13 $ que je savais apprécier de notre hôte. Ce n’est pas ce que nous aurions normalement acheté, mais même si l’alcool n’était pas inclut, nous y avons été de façon logique avec notre défi.

 

Ma mère, venue de l’extérieur, a décidé de passer deux journées chez moi durant la semaine. Du coup, je suis un peu embêté. Je vous avoue avoir eu un léger stress lorsque j’ai fait l’épicerie, parce que je ne savais pas vraiment comment compter une personne de plus au menu, sans connaître vraiment ses habitudes. Je n’ai cependant pas demandé d’aide à ma mère et je ne lui aie pas non plus dit que je faisais un défi. Elle n’aurait clairement pas compris! Notre budget déborde, je vais devoir rectifier le tir pour les prochaines semaines.

 

 

 

 

Semaine 2 — Total de la facture : 68,27 $/avec alcool 86,27 $/avec restaurant 136,87 $*

 

N.B. Je dois retirer 4 portions pour mon bambin le midi, puisque mon fils mange à la garderie 4 fois cette semaine.

 

 

Repas préparés le jour même, lunchs inclus :

  • Un énorme chili et du chou-fleur au paprika au four avec pain naan

  • Des œufs à la coque, des crudités et des patates vapeur

  • Un spaghetti sauce bolognaise végétarienne et crudités

  • Un burger aux haricots noirs et patates douces sur pain naan avec une salade

  • Un ragoût aigre-doux aux pois chiches et riz (j'ai faiti des onigiris pour les enfants)

  • Casa Grecque

  • Touski réchauffé de «tout ce qui reste au frigo»

 

Meal prep du dimanche

  • un pain maison, des céréales maison et du beurre de peanut.

 

Journal de bord : Je vis plusieurs « pépins » cette semaine. D’abord, mon conjoint rapporte deux soirs de suite ses repas du midi. J’apprends alors que des rencontres-repas ont eu lieu au bureau et que ces lunchs furent inutiles. Je congèle donc les portions inutilisées, mais je constate que la facture de restaurant n’était pas incluse par l’employeur, sauf à une reprise. Je n’en connais pas le montant.

 

Nous avons aussi célébré la fête de la conjointe de mon beau-père à la Casa Grecque. Du coup, je flippe pas mal et je dois m’asseoir avec mon conjoint pour nous assurer de ne pas gaspiller de nourriture et d’en avoir suffisamment pour tout le monde. Comme les assiettes sont géantes, mes enfants partageront avec nous nos repas et nos entrées. Nous sortons de là avec une facture de 50,60 $, pourboire inclus. Mon conjoint apporte aussi deux cruchons de bière de la microbrasserie locale pour fêter l’évènement (18 $).

 

Jeudi et vendredi, ma sœur venue de l’extérieur, se pointe le museau à l’heure du souper. S’il y en a pour un, il y en a pour 10 qui disent, et bien je trouve les moyens de fournir une assiette de plus à notre hôte lors de deux repas.

 

Dimanche matin, nous célébrons la fête d’un ami. Nous sommes invités pour le brunch chez eux et, malgré notre bon vouloir, ils ne veulent pas qu’on apporte quoi que ce soit. On fournit tout de même des pommes, on en a des tonnes!

 

Honnêtement, je n’avais clairement pas prévu toutes ces sorties, alors il me reste BEAUCOUP d’aliments frais au frigo! Comme j’ai vraiment peur de gaspiller des légumes, j'en achèterai moins la semaine prochaine.

 

 

 

 

Semaine 3 total de la facture : 78,69 $/avec alcool 99,69 $/avec resto 114,69 $)

 

N.B. Je dois retirer 3 portions pour mon bambin le midi, puisque mon fils mange à la garderie 3 fois cette semaine.

 

 

Repas préparés le jour même, lunch inclus :

  • Un dhal aux poivrons et riz

  • Des œufs à la coque, des crudités et des patates vapeur

  • Un spaghetti sauce bolognaise végétarienne et crudités

  • Des pois chiches grillés au chili avec asperges

  • Un tofu teriyaki aux brocolis et riz

  • Pizza* (chez les amis)

  • Un poulet BBQ avec carottes, patates et asperges

 

Meal prep du dimanche

  • un pain maison, des céréales maison et une pâte à pizza.

 

Journal de bord : Le café est, paraît-il, essentiel à la survie! Avec ce défi, je dois laisser tomber le côté bio et équitable pour une option non moulue vendu au kilo pour 10,44 $. Comme ça vient amputer le budget, nous avons donc mangé des légumes racines plus qu’à l’accoutumer pour réduire la facture d’épicerie. Cependant, personne ne semble s’en être plaint! Comme il restait des légumes des semaines précédentes, je savais que je m’en sortirais bien avec ce que j’ajoutais simplement à mon panier.

 

Cette semaine, mon conjoint rentre à une reprise avec un lunch non consommé. J’apprends encore une fois qu’un restaurant se cache derrière tout ça! Je n’ai pas le montant de la facture, mais je l’estime environ à 15 $.

 

Le jeudi soir, à l’heure du souper, ma sœur fait encore une fois sa célèbre apparition dans le cadre de porte munie d’un grand café. Sérieux, je la soupçonne vraiment d’aimer ma bouffe! On aura deux portions de plus à prévoir.

 

Vendredi, je profite d’une petite soirée de « gaming » entre copains chez mon amie. J’apporte une bouteille de Pina Colada préfaite à 8 $.

 

Nous avons une fois de plus été invités à manger dans la famille (c’est coutume par chez nous, on mange régulièrement ensemble les samedis soir). Nous apportons une bouteille de vin à 13 $, comme la dernière fois.

 

 

 

 

Semaine 4 — Total de la facture : 64,71 $/avec resto 134,71 $

 

N.B. Je dois retirer 2 portions pour mon bambin le midi, puisque mon fils mange à la garderie 2 fois cette semaine.

 

Repas préparés le jour même, lunch inclus :

  • Des haricots frits et des tortillas (légumes inclus)

  • Une quiche aux oignons et tomates avec crudités

  • Un spaghetti sauce bolognaise végétarienne et crudités

  • Un pâté chinois aux lentilles et crudités

  • Des pois chiches grillés aux paprika et crudités

  • Resto au Saint-Hubert* (avec invité)

  • Des crêpes protéinées aux fruits

  • Des burritos aux œufs et salades avec crudités

 

Meal prep de la fin de semaine

  • Des céréales maison, des sucettes glacées à la noix de coco et de l'eau saline pour le nez!

 

Journal de bord : Cher journal, c’est la semaine de relâche. La maison est pleine d’enfants, de nez qui coulent et de microbes. Comme nos nuits de sommeil sont réduites, voire inexistantes, je meurs un petit peu! Je pogne, tel que prévu, LE RHUME du siècle! Je me sens malade comme un « homme ». J’ai tout sauf envie de faire à manger. Je dis aux enfants de bouffer des céréales avec des fruits congelés dedans car je refuse de faire du pain pour leurs foutues tartines! Je cuisine du comfort food accoté entre deux infusions de miel et de citron. Comme c’est la relâche, je peux cuisiner un peu plus longtemps, mais pas trop.

 

Mardi, j’explique à mes enfants qu’ils devraient limiter leur consommation de yogourt, parce que maman trouve juste ça anormal de devoir fournir 4 litres de yogourt par semaine, juste pour eux! Je leur propose plutôt de boire du lait de coco enrichi et je leur fais des sucettes glacées maison au lait de coco. De façon surprenante, cette option riche en calcium leur plaît énormément.

 

La marraine de ma fille prend « heureusement » cette dernière pour une nuit ou deux. Je sauve deux repas pour enfant, quoique ma fille mange actuellement plus que moi! Ça tombe mal, parce que j’avais cuisiné un « esti de gros pâté chinois vegan » pour ne pas me casser la tête avec les lunchs du midi durant la semaine! Lors de son retour, ma fille bouffe avec appétit 3 jours de suite ledit pâté chinois et me demande d’en refaire par la suite, ce que je refuse!

 

Jeudi, on s’offusque du manque de pain à la maison. J’envoie balader tout ce qui bouge et je me tape une montée de lait pas possible! Je leur garroche les 6 croissants à 3 $ que j’ai trouvé à l’épicerie avec la mention : « Maman fait pas de pain cette semaine! »

 

Vendredi, mon conjoint part faire du bénévolat malgré sa journée de congé… Sérieux, mon chum est chanceux d’avoir une femme avec un emploi à horaire variable qui est disponible à la maison pour s’occuper des tâches comme le souper, les courses et le lavage. Je l’ai toujours dit, mon rêve est un jour d’avoir une cuisinière privée pour me faire à manger! J’aimerais ça testé le feeling que ça fait de s’assoir et recevoir mon assiette chaude déjà toute faite… Bref, je décide d’aller au Saint-Hubert avec les enfants, question de finir la semaine et le défi en beauté et surtout parce que JE N’AI PAS ENVIE DE FAIRE À MANGER! Mon conjoint décide donc d’inviter son frère pour le souper… Du coup, cet invité surprise augmente la facture d’un repas pour adulte (honnêtement, ça nous a fait plaisir de lui payer son repas, parce que ce dernier vit vraiment pauvrement) et je passe une fichue mauvaise soirée avec mon fils qui teste TOUTES LES LIMITES du monde pas possible dans un restaurant, incluant une crise de bacon! Je me souviens alors du « pourquoi » je n’allais plus au restaurant avec mes deux enfants en même temps et que j’aurais clairement mieux fait de caller une pizza à la maison, tant au niveau budgétaire, qu’au niveau de ma patience!

 

Dimanche, je suis encore plus malade que les autres jours. Mon cerveau est bouché par la morve! En allant faire une visite sur le chantier de construction bénévole de mon conjoint, je lui refile les enfants le temps d’aller prendre une grande marche incognito pour me procurer un sac de chips à 2,50 $ taxable et un paquet de tortillas en vente rapide à 0,99 $. Revenu sur le chantier, je regarde le sac de chips et je réalise que 2,50 $, c’est de l’argent en s.v.p. pour des calories vides! Surtout que dans mon autre main, je tiens 8 tortillas pour 0,99 $! Ce soir-là, mon conjoint cuisine une salade avec des œufs brouillés que nous mangerons en burritos. Sérieux, je suis vraiment contente d’avoir eu un repas chaud fait par quelqu’un d’autre.

 

En étant malade, je n’ai pas reçu de visite. J’veux rien ne savoir de personne! Il ne s’est pas bu d’alcool non plus.

 

 

 

Les extras du mois

On va ajouter les produits ménagers pour être sympathique avec TVA, tel que mentionné au début de mon billet.

 

J’ai acheté 4 L de lessive en vrac à 18 $ (à 0,25 ml/brassé, j’en ai pour un boutte!)

Le bicarbonate de soude et le vinaigre sont déjà inclut dans mes montants d'épicerie ci-haut.

 

 

Le bilan budgétaire de ce défi 2018

 

Épicerie : 308,04 $, soit 77,01 $/semaine, notre défi est donc réussi!

Alcool : 52,00 $ (n’était pas inclus dans le défi)

Restaurant : 135,60 $ (n’était pas inclus dans le défi)

 

GRAND TOTAL : 495,64 $* (il me manque une donnée de restaurant de mon conjoint).

 

Advenant même que nous ayons utilisé le même genre de comparatif que celui fait par TVA, nous aurions seulement dépensé 123,91 $/semaine pour notre épicerie, notre alcool, nos produits ménagers et même nos sorties, sans avoir recours à l’usage de la banque alimentaire, de la charité, du dumpster diving et j’en passe! Nous avons reçu des invités également, sans virer fou non plus sur la dépense. Bien sûr, nos invités ont dû se conformer aux repas préparés et je ne suis pas de celle qui a peur du jugement!

 

« T’es ben cheap de donner des lentilles à tes invités! » Sérieux, TA YEULE!

 

Je n’ai pas non plus privé ma famille de quoi que ce soit, en général. Comme n’importe quelle famille « normale », nous avons aussi eu la possibilité de manger chez les autres et vice-versa. Ce n’est pas atypique comme situation et je ne considère pas ça comme « de l’aide ».

 

Est-ce que le résultat aurait été différent avec des ados? Probablement! Mais je ne crois pas qu’il aurait été nettement supérieur à ce que j’ai fait et encore moins aussi dramatique que celui proposé par TVA.

 

 

Comment est-ce possible?

Bien sûr, il faut faire des choix! Nos goûts sont souvent influencés par notre zone de confort. Lorsque l’on veut perdre du poids, il faut sortir de cette zone de confort. C’est exactement la même chose lorsque l’on doit redéfinir un budget familial et changer nos habitudes de consommation. C’est tout ce processus qui peut conduire à un certain « stress », surtout si vous n’avez jamais manqué de rien! Et croyez-moi, ÇA, je peux le comprendre très bien, surtout si vous aviez l’habitude de dépenser sans compter, comme cette famille test.

 

À l’épicerie, on doit délaisser les aliments que l’on souhaiterait acheter par des alternatives en rabais ou des options bon marché. On peut aussi vérifier les ventes rapides, les produits « presque périmés » (encore bon d’ailleurs) et voir au-delà de l’apparence. Personnellement, j’aurais pu acheter du chou, un légume local beaucoup moins cher, et avoir plus de légumes. Mais, je ne peux pas manger de chou avec mes troubles intestinaux. Je dois également consommer des produits sans lactose, mais vu leur prix, j’ai préféré utiliser des alternatives végétales. Je n’ai pas mangé de yogourt cette fois-ci, mais j’ai trouvé mon calcium dans le lait de coco à 3,99 $/2 L. Voyez? Cette « privation » m’a permis de faire une belle découverte alimentaire que je préfère nettement au yogourt tant au niveau de la préparation qu’au niveau de son passé environnemental. J’ai même réussi à faire passer ce nouveau produit au reste de la famille pour les desserts. Nous allons donc continuer dans cette voie.

 

Au niveau du vrac, j’ai troqué les noix de cajous et les amandes, par des graines de tournesol et des arachides, j’ai changé les abricots séchés et les canneberges séchées bio, par des canneberges séchées régulières et des raisins secs. Mes enfants étaient VRAIMENT contents de voir des raisins secs et des peanuts! Mon conjoint… moins.

 

Au niveau des céréales, j’ai définitivement mangé plus de céréales d’avoine maison et moins de pain, ce qui est une bonne chose d’une certaine façon et j’ai mangé des pâtes de qualité standard trouvées à 2 $/5lbs, plutôt que les pâtes fraîches du commerce. J’ai opté pour le riz brun à grains courts, plutôt que le mélange de riz sauvage et j’ai acheté le quinoa lorsqu’il était en rabais, plutôt que de l’acheté au prix régulier… je ne l’ai d’ailleurs même pas cuisiné!

 

Autrement, j’ai dû abandonner l’idée de magasiner dans les boutiques fines du coin. Pas de pain frais, de charcuteries, de fromages fins, ni de pâtisseries spécialisées. De toute façon, j’ai remarqué ces produits ne font pas « vraiment » partie d’une alimentation saine en général…

 

Nos repas ont presque qu’exclusivement été végétariens, voire même végétaliens dans certains cas. Je n’ai cependant acheté AUCUN produit végétal transformé, sauf le tofu, puisque ces produits sont beaucoup plus chers que leurs opposants carnés et honnêtement, je n’en suis pas fan à la base!

 

Et bien sûr, on doit planifier nos courses. Pour ma part, comparer les circulaires en ligne se fait très rapidement car je ne regarde que les aliments frais! Je ne prends même pas la peine de regarder le reste.

 

 

La cuisine simplifiée

Ceux qui me fréquentent connaissent mon dédain pour la cuisine et les tâches ménagères. Ce n’est pas pour rien que j’ai vite opté pour le minimalisme dans ma vie! Aussi, mes repas sont d’une simplicité déconcertante, comme vous avez pu le constater. Ça ne veut pas dire pour autant qu’ils manquent de goût! Tout s’apprend.

 

Les épices et les herbes sont mes meilleurs alliés, j’ai toujours dans mon armoire du sel/poivre, du paprika, du cumin, de la poudre d’oignon, du chili en flocons et en poudre, des fines herbes italiennes, du curcuma, de la moutarde sèche et mon célèbre mélange d’épices à tourtière que j’achète en vrac, tout fait (aussi connu comme du piment de la Jamaïque, mais mon mélange est avec du clou de girofle, muscade et sel en plus).

Autrement, j’ai toujours de la mayo, du ketchup, de la sauce soya, de la cassonade, du vinaigre, de l’huile de canola et de la farine. On peut faire des tas de trucs avec juste ça! Des marinades, de la vinaigrette, des trempettes et même de la sauce BBQ! Ajoutez-y des épices et vous avez de la variété incroyable devant vos yeux! Il suffit d’apprendre à jouer avec les ingrédients, mais ça, c’est normal de s’y perdre une peu au début.

 

 

Quelques conseils en vrac

Saviez-vous que vous pouvez épargner les taxes en achetant plus d'un item à la fois? Les beignes, les muffins et les croissants, s’ils sont vendus à l’unité, sont taxables. C’est 15 % de plus sur votre facture finale! Prenez-en plus afin de sauver sur votre facture et en avoir pour les autres jours.

 

Saviez-vous qu’un petit poulet préparé à l’épicerie, vendu 8 $ chez Maxi, est taxable à la caisse? saviez-vous que ce même poulet, s’il est dans placé dans le frigo des aliments frais, ne sera plus taxé? Le prendre dans le frigo vous permet d’éviter un 15 % de frais supplémentaire. Comme vous allez de toute façon le réchauffer à la maison, pourquoi payer plus cher?

 

En général, il faut considérer que tous les aliments de consommation rapide sont taxables. Du coup, c’est 15 % de plus sur votre facture que vous donnez au marchand lorsque vous achetez des chips et des produits de ce genre. Pensez-y-bien!

 

 

En gros, je considère que j’ai assez bien réussi mon défi, avec les limitations que je m’étais imposées. J’ai même réussi à avoir un budget bien en deçà de celui fourni par TVA à cette famille, incluant de l’alcool et des sorties au restaurant.

 

En bonus, malgré la légère augmentation de nos emballages, j’ai tout de même réussi à limiter nos déchets en général. Comme quoi devenir un consommateur écoresponsable peut être très bon pour votre budget!

 

 

 

 

 

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