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© Depuis 2015 par Cindy Trottier | cindy@circuitzerodechet.com | Tendance Radis. Tous droits réservés | Québec, Canada
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Actualité | L'utopie du bocal

08/06/2017

Un billet de

Le zéro déchet a le vent dans les voiles, les projets en région et au travers le monde se multiplient en vue de sauver les déchets, un contenant à la fois. Non seulement le zéro déchet est-il intéressant d’un point de vue écologique, mais il l’est également au niveau économique... et par économie, je ne parle pas forcément ici de VOTRE portefeuille directement. Non. Je parle de celui de villes, des MRC et bien sûr, de notre gouvernement. C’est pourquoi l’intérêt pour le mouvement brasse de bien belles choses auprès de la classe entrepreneuriale et au niveau ministériel.

 

Des économies, il y en aura ! Moins les citoyens enverront de déchets à l’enfouissement et moins il en coûtera aux villes, voir aux contribuables, pour enfouir ces mêmes déchets. Quand une initiative environnementale peut permettre aux deux fronts de s’entendent, moi je lève mon chapeau bien haut.

 

« Le zéro déchet a explosé en 2017 : c’est LA tendance la plus en vogue dans l’industrie alimentaire. »
— Le nutritionniste urbain

 

Mais voilà, la popularité d’un mouvement, d’une personne ou même d’un blogue, apporte aussi son lot de détracteurs et d’incrédules. Ces gens qui affirment que «tout ceci n’est que de la poudre aux yeux», ceux qui n’ont, pour l’instant, rien fait de comparable dans leur vie, mais qui se permettent de critiquer les gestes entrepris par les autres… ou encore, pire, ceux qui disent que nous n’en faisons pas assez et qui oublient qu’un jour, ils ont aussi commencé au « bas de l’échelle ».

 

Mais pourquoi ça dérange ?

 

 

Zéro déchet, comme pas de déchets là?

Le nom zéro déchet, dérange beaucoup. Il dérange justement parce que les gens s’arrêtent au nom.

 

Le terme « zéro déchet » vient du best-seller du même nom de l’américaine d’adoption Béa Johnson qui a popularisé le mouvement en 2014 avec la médiatisation massive de son célèbre bocal de 1 kg de déchet pour une famille de 4 personnes (si, si)… Il vient de là, le nom.

 

Mais tout ceci n’est qu’un leurre et les habitués du mouvement, s’ils n’ont pas la tête dans le sable, vous le diront. On ne fait pas « zéro déchet », on TEND vers le zéro déchet. C’est un objectif, un idéal, mais l’image parfaite du bocal de un litre vide représentant nos « déchets » reste une utopie sur bien des points. Des déchets, il y en a beaucoup plus, j’y reviendrai…

 

Du reste, le terme zéro déchet a été utilisé pour la première fois, au Canada, en juin 1976 par le Bureau de la conservation de l’énergie du Ministère de l’énergie, Mines et Ressources avec le livre «La Poubelle au régime : Comment économiser énergie et argent en gaspillant moins».

 

Cet ouvrage de référence était fourni gratuitement à chaque famille avec des trucs et astuces pour RÉDUIRE leurs déchets. On y traite, en autre, du pourquoi il faut réduire nos déchets personnels, des règles de l’antigaspillage et de comment éviter l’excès d’emballage.

 

Dans le livre, on informe même le consommateur qu’il serait préférable pour lui de fabriquer davantage sa propre nourriture pour sa santé et qu’il serait bien de penser à utiliser ses propres contenants pour faire les courses.

 

Au gouvernement, le MAPAQ (sous un autre nom) avait même des programmes d’aide et de soutien téléphonique pour les familles qui souhaitaient trouver des solutions à la réduction de leurs déchets au niveau alimentaire, ainsi que toute la méthodologie pour la conservation des aliments, c’est peu dire !

 

Aujourd’hui, ces mêmes informations sont toujours disponibles sur le site internet du Gouvernement du Canada à qui veut bien y faire des recherches!

 

À cela, sachez qu’en 1976, c’est 1500 lbs par personne au niveau domestique qui était envoyés aux ordures chaque année. La donne n’a pas vraiment changé depuis… excepté qu’aujourd’hui, le recyclage vient alléger ce gaspillage de ressources assourdissant, encore faut-il que le peuple veuille bien recycler!

 

Voyez-vous ? Le problème ne date pas d’hier. En 1976, on s’inquiétait déjà de la surproduction des déchets générés par le consommateur et le plastique n’avait même pas encore fait son apparition de façon massive sur nos tablettes… mais les gens n’en sont tout simplement pas conscients… ou ils ont tout simplement oublié ce programme.

 

 

Pourquoi le bocal, c'est un peu de la bull***t!

Le bocal est le symbole du mouvement, mais tout comme un logo, il représente une image de marque à diffuser dans le but d’identifier et de populariser une entreprise, un mouvement ou une organisation dans les médias.

 

 Crédit photo : Dansmaculotte.com

 

 

Cessez de vous comparer à cette «image», elle n’est pas le reflet de la «réalité». C’est comme avec les magazines de beauté et ces filles qui n’ont aucun pli lorsqu’elles portent un maillot, c’est du gros «photoshop»... et voici pourquoi :

 

  • Ce que vos enfants produisent dans votre dos, à l’école, à la garderie, ce n’est pas dans votre bocal.
     

  • Ce que vous produisez au travail, ce n’est pas dans votre bocal.
     

  • Ce que vous produisez lorsque vous devez rénover votre maison et que vous envoyez le tout à l’écocentre, ce n’est pas dans votre bocal. Vous vivez en appartement ? Alors c’est votre propriétaire qui produit ces déchets pour vous.
     

  • Lorsque vous allez au restaurant, même en évitant les déchets le plus possible et en refusant jusqu’à la paille, vous produisez des déchets en cuisine dont vous n’êtes même pas conscient… Ça non plus, ça n'entre pas dans votre bocal... Mais vous ne les avez pas produits volontairement.

 

Dois-je continuer ? Voyez !? Il y a des tas de déchets qui sont INVISIBLES.

 

Si vous avez envie de vraiment savoir ce que représente votre impact sur l’environnement, je vous invite à essayer ce petit jeu sur internet. Vous pourriez être surpris des résultats, même si vous êtes zéro déchet.

 

Voici le mien, à titre d’exemple :

 

http://monclimatetmoi.ca/gestes-a-poser/calculateur-dempreinte-ecologique/

 

 

 

Les déchets «visibles» ne sont que la pointe de l'Iceberg
Les déchets que l’on sauvent lorsque l’on embrasse le mode de vie zéro déchet, ce sont les déchets visibles que NOUS aurions tout de même consommés, mais qui ont été évités grâce à nos initiatives. C’est pourquoi des familles comme moi passent de 700 kg matières résiduelles (recyclage et déchets) par année à 15 kg de déchets enfouis et 5 bacs de recyclage. Ce sont les déchets que NOUS avons produits À LA MAISON, tout comme Béa avec son bocal. Mais il y a aussi ceux que « nous ne voyons pas », mais qui existent quand même.

 

À ces 700 kg de matières résiduelles par habitants, ajoutez près de 14 tonnes de déchets (agroalimentaires, industriels, municipaux, etc.), sans compter ceux qui ne sont pas comptabilisés à l’échelle planétaire, dans les milieux où aucune donnée statistique n’est recensée à l’heure actuelle.

 

Chaque achat allant de la simple bouteille d’eau jusqu’au petit pot de yogourt que vous mangez le matin, bio ou non, local ou non, aura eu un impact sur le cycle de la vie. Dans cet infographique, on analyse le cycle de vie d'un pot de yogourt produit au Québec.

 

Et il y a pire... lorsque vous achetez un produit outre-mer (et même ici), qu"il soit en vrac sur le présentoir ou non, ce dernier aura probablement voyagé avec son lot de packaging jusqu’à vous…

 

 

 

Même un vêtement «québécois» peut avoir un bouton qui vient de la Chine, du tissu qui vient du Bangladesh et la machine à coudre utilisée peut avoir été fabriqué en Europe…

 

Rien. N’est. Absolu. Bienvenue dans le merveilleux monde de la manutention!

 

Vous n’avez de contrôle que sur ce que VOUS faites et ce que VOUS produisez. Pas sur le reste…

Alors voilà ! Acheter, c’est voter. Vous savez ce qu'il vous reste à faire pour le reste...

 

 

Le zéro déchet, c’est ça, ce n’est pas un bocal. C’est un mode de vie ou l’on exprime notre désir de faire de notre mieux tout en vivant en harmonie avec nos valeurs au travers de tous les services modernes à notre portée…

 

Ne sois pas fâché, soit juste conscient que chaque geste compte et qu'il faut arrêter de stigmatiser les efforts des autres. Mais surtout, cessons de porter une étiquette! Nous ne sommes pas des produits de consommation.

 

Pour le reste, il y a des tonnes de façons de réduire nos déchets «invisibles», mais commençons donc par réduire ceux que nous produisons, nous-même, à la maison. ;)

 

TENDANCE RADIS. TOUS DROITS RÉSERVÉS

 

Sources :

http://www.mapaq.gouv.qc.ca/SiteCollectionDocuments/Agroenvironnement/1457_Rapport.pdf

http://www.hydroquebec.com/developpement-durable/centre-documentation/taux-emission-ges.html

https://www.economie.gouv.qc.ca/bibliotheques/secteurs/environnement/empreinte-carbone-des-produits/bilan-du-projet-pilote-sur-lempreinte-carbone-des-produits/

 

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