NE MANQUEZ RIEN
  • Blanc Pinterest Icône
  • Blanc Icône YouTube
  • Blanc Facebook Icône
  • Blanc Icône Instagram

VOUS AVEZ ENVIE DE JASER?

RÉSERVER UNE CONFÉRENCE

cindy@circuitzerodechet.com

S'INSCRIRE AU CIRCUIT ZÉRO DÉCHET

www.circuitzerodechet.com

RECEVOIR L'INFOLETTRE

Abonnez-vous et soyez à l'affût des dernières nouveautés sur le blogue et le vlogue!

tags.

© Depuis 2015 par Cindy Trottier | cindy@circuitzerodechet.com | Tendance Radis. Tous droits réservés | Québec, Canada
Tendance Radis est un site sur le minimalisme pratique & l'art de vivre zéro déchet au Québec

Actualité | La vaisselle en styromousse plus écologique que celle compostable? Retour sur l'étude qui fait jaser!

05/04/2017

Vous avez vu l’étude passer concernant l’impact que la styromousse a sur l’environnement ?

 

Vous savez, cette même étude faite par la Polytechnique de Montréal ? C’est du sérieux ! Dans l’étude, on y compare plusieurs points, mais celui qui doit être défini et je souligne, c’est celui de connaître l’impact en CO2 (gaz à effet de serre) qu’auront différents types de vaisselles au bout d’un certain temps.

 

 

On notera donc que le grand gagnant est sans aucun doute, la vaisselle de céramique lavable avec un score de 0,11.

 

En deuxième et de façon ex æquo arriveront les assiettes en carton compostable et celles en styromousse avec un score 0,24.

 

Et la grande perdante, la vaisselle compostable (bagasse) avec un score de 0,72 !

 

Oui ! Oui ! Vous avez bien vu, la styromousse expansée aurait le même impact CO2, et je spécifie CO2, que sa consœur techniquement plus écologique : l’assiette compostable de carton.

 

Pour un survol complet du rapport, je vous invite à lire ce PDF.

 

Mais pourquoi ?

 

Laissez-moi vous présenter un petit texte d’opinion face à certaines lectures que j’ai faites au courant de la dernière année sur ces différents matériaux et les conclusions que j’en ai tirées. Par la suite, je vous invite à y réfléchir. ;)

 

CECI EST UN TEXTE D’OPINION.

 

 

 

L’industrie papetière

Il faut savoir que l’assiette de carton est pour la plupart du temps produite à partir de matière première vierge et dans certains cas, faite de fibres recyclées. L’ennui, malgré l’amélioration de la gestion forestière (FSC), reste que l’industrie papetière est très énergivore et très polluante, car la production nécessite énormément d’eau et de produits chimiques afin d’extraire la fibre nécessaire à la fabrication d’une pâte à papier. Il s’agit également d’une activité industrielle lourde, au sens où elle nécessite une grande quantité de capitaux.

 

 

L’autre problématique c’est que la coupe d’arbre de masse, le transport forestier, la machinerie lourde d’exploitation forestière et les usines ont des effets non négligeables sur la faune et la flore. Pour avoir grandi dans une ville qui ne vit que de l’industrie forestière (La Tuque), j’ai vu de mes yeux vu les ravages causés par l’industrie forestière et croyez-moi, en vrai, ce n’est pas jojo ! C’est même très troublant lorsque vous êtes un enfant, de passer d’une forêt magique à une vision cadavérique de ces espaces verts, si vitaux à notre survie. Cependant, si ça vous tente d’en apprendre plus sur L’HISTOIRE de cette industrie de façon positive, je vous invite à consulter ce lien : http://www.encyclopediecanadienne.ca/fr/article/industrie-des-pates-et-papiers-1/

 

 

Usine de pâtes et papiers de La Tuque et la ville vu d'en haut. La partie droite au bas, bref, le quart de la ville, c'est l'usine de pâtes et papiers et ses installations.

 

 

 

Mais, ce qu’on doit retenir des produits à usage unique compostables fait de carton, comme la vaisselle, c’est que bien qu’ils se compostent très bien dans les sites de compostage et qu’ils prennent moins de place dans les sites d’enfouissement, c’est au niveau de la PRODUCTION qu’ils vont perdre des plumes en termes de gaz à effet de serre et d’impact sur la faune et la flore.

 

À RETENIR

L’industrie papetière est classée comme :

 

  • industrie lourde (nécessite une grande quantité de capitaux)

  • industrie très consommatrice d’énergie, malgré que les rendements ont été améliorés par la cogénération.

  • Industrie soumise aux quotas d’émissions de gaz à effet de serre et au marché du carbone et des droits à polluer.

  • Industrie très consommatrice d’eau. C’est pourquoi les usines sont souvent situées en bordure de cours d’eau ou au-dessus d’une nappe phréatique accessible.

 

Dans le cas de traitement alimentaire de masse (restauration rapide), il peut être beaucoup plus intéressant d'offrir ce type de matière pour le service, si vous offrez la récupération des matières organiques sur place, puisque les gens n'auront aucun tri à faire. Donc, moins de risque de contamination.

 

Compte tenu de ces informations, si vous optez pour cette option, je vous invite à choisir un produit fait à 100 % de fibres recyclées post-consommation dans la mesure du possible ou encore d’encourager une industrie qui tente une approche zéro carbone.

 

 

 

 

 

 

La styromousse expansé/le plastique

Dans le cas de la styromousse, force est d’admettre que sa production ne serait pas possible sans les résidus de transformation du pétrole. En gros, chaque litre de pétrole brut est transformé et raffiné à différents usages et ses résidus sont utilisés au maximum, allant du gaz dans nos autos, jusqu’à la confection de matières plastique à partir du naphta.

 

Aussi, lorsque le naphta est transformé pour en faire de la styromousse, une faible quantité polystyrène liquide est nécessaire à sa création, puisque ce dernier est composé à 90 % d’air. Il devient donc un produit nécessitant peu de matière première et dont le transport est allégé et optimisé. De plus, sa décomposition excessivement lente (500 à 1000 ans) lui procure une presque immunité au niveau de son impact carbone à la fin du cycle. C’est pourquoi au final, il obtient une très bonne cote au terme de cette étude.

 

 

L’ennui avec le polystyrène expansé (PS) reste que malgré sa décomposition lente et son faible impact en CO2, son enfouissement est réellement problématique et sa récupération encore au stade embryonnaire. D’ailleurs, chaque année sont enfouies près de 40 000 tonnes de polystyrène expansé post-industriel et post-consommation. Imaginez ! C’est pourtant un produit léger et composé, je vous le rappelle, d’air ! Pourtant, certaines compagnies comme Polystyvert à Montréal se sont donné comme mission de la récupérer, afin de la liquéfier et de la retourner dans le cycle de production et éviter ainsi son enfouissement de masse.

 

L’autre problématique réside au niveau de la faune et de la flore. Le plastique se décomposant peu ou pas dans l’environnement devient l’appât idéal pour les animaux qui les comparent souvent à de la nourriture. Il devient donc une source de contamination possible au niveau de la chaîne alimentaire.

 

 

 

Au final, lorsque vous encourager ce genre de produit à usage unique, vous encouragez l’industrie pétrolière, qui je vous informe, est actuellement est la marchandise la plus négociée sur les marchés internationaux. Dans les faits, vous encouragez donc une industrie lourde qui profite d’une ressource naturelle non renouvelable et dont la combustion est très polluante.

 

À RETENIR

Le polystyrène expansé est :

 

  • Volumineux lors de l’enfouissement

  • Issus d’une industrie lourde (nécessite une grande quantité de capitaux).

  • Issus d’une ressource non renouvelable

  • À faible carbone en fin de vie, puisqu’il ne se décompose pas

  • Problématique lorsque jeté dans la nature pour la faune et la flore

 

Dans ce cas précis, si vous optez pour la styromousse comme vaisselle à usage unique, soyez certain qu’il sera possible de le recycler dans votre coin (plastique 6, voir écocentre).

 

Si vous optez pour de la vaisselle faite de plastique recyclable (1, 2, 4, 5), assurez-vous de la nettoyer, avant de la mettre dans votre bac bleu.

 

Dans le cas de traitement alimentaire de masse (restauration rapide), choisir l'une ou l'autre de ces options pourrait générer des risques de contamination entre les matières organiques et/ou récupérables.

 

 

 

 

Le bio plastique ou plastique compostable
Bien que le bioplastique ou plastique compostable soit le nouveau chouchou de la croyance populaire écologique, il serait en effet faux de dire que son impact carbone va en deçà de son grand frère le plastique traditionnel.

 

Les plastiques compostables sont faites de matières plastiques agrosourcées, ou agroplastiques, issues de ressources renouvelables, telles que le maïs ou la patate douce. En fin de vie, si le plastique compostable est envoyé dans un centre de compostage, il sera alors mélangé avec les autres matières organiques et se décomposera parfaitement. En revanche, il ne retournera jamais dans le cycle de vie d’un produit en étant recyclé (valorisation), comme ce serait le cas d’un plastique traditionnel recyclable. Il est même souvent pointé du doigt, puisque qu’il créer tout un bouleversement au niveau de la gestion du tri, lorsqu’il est envoyé dans le bac bleu. En l’absence de centre de compostage industriel, c’est une matière qui devient un déchet ultime et qui doit se retrouver aux poubelles ! Compte tenu de l'absence d'oxygénation dans les sites d'enfouissement, il prendra presque autant de temps que son homonyme le plastique traditionnel à se décomposer.

 

D’un autre point de vue, la fabrication de ces plastiques est encore souvent dépendante du pétrole comme source d’énergie et de matériaux. Il s’agit notamment de l’énergie nécessaire aux machines agricoles ainsi qu’à l’irrigation des cultures, de la production d’engrais et de pesticides, du transport des produits végétaux aux usines de transformation, de la transformation des matières premières et finalement de la production du bioplastique.

 

Champs issus de la monoculture.

 

 

L’autre problématique réside au niveau de sa production de masse. Tout comme l’élevage bovin ou encore l’industrie sucrière, la production de bioplastique nécessite de se servir de zones cultivables pour produire à grande échelle un seul type d’aliment (monoculture). Ces zones ne serviront donc pas à nourrir le peuple, mais bien à nourrir une dépendance face à l’utilisation de produits à usage unique en plus de créer une problématique à moyen/long terme au niveau de la biodiversité des sols.

 

Pour en ajouter sur le tas, selon une étude faites par des chercheurs de l’Institut pluridisciplinaire Hubert-Curien (IPHC), la monoculture aurait des conséquences désastreuses sur la reproduction de certains rongeurs en limitant leur régime alimentaire.

 

 Oui, ce petit rongeur est menacé par les monocultures! Ok, je suis trop fan des rongueurs, je l'avoue! #SauvonsLesHamsters

 

 

À RETENIR

Le plastique compostable :

 

  • Encourage la monoculture

  • Monopolise des zones cultivables

  • N’est pas recyclable

  • Nécessite l’usage de pesticides et d’engrais chimiques

  • Est dépendante de l’industrie pétrolière (sauf dans certains cas)

  • À un impact carbone très élevé

  • Doit être composté de façon industrielle

 

Encore une fois, si tel est votre choix, assurez-vous que votre plastique soit composé de fibres naturelles et non pétrochimiques ou oxobiodégradables, afin de pouvoir le composter à l’aide de la collecte sélective municipale, puisque le plastique compostable ne se décompose pas dans un collecteur de jardin et les plastiques oxobiodégradables ne sont pas compostable ! (Je sais, c'est compliqué!)

 

Dans le cas de traitement alimentaire de masse (restauration rapide), cet option peut être envisageable en dernier recours pour éviter les risques de contamination des matières, si vous offrez la récupération des matières organiques sur place, puisque les gens n'auront aucun tri à faire. En revanche, ces produits  peuvent contaminer les matières récupérables lorsqu'ils sont apportés à la maison (take out), puisqu'ils sont trop souvent confondus avec les matières recyclables (no 7).

 

 

 

 

En bref.

Dans tous les cas, ce qui est le plus important à retenir, c’est que l’idéal reste et restera toujours de RÉDUIRE sa consommation au maximum et d’encourager la RÉUTILISATION.

 

Voilà ! À la suite de cette lecture, j’espère que vous aurez envie de laver davantage votre vaisselle ! (LOL) VIVE LA VAISSELLE LAVABLE!

 

 

 

 

Sources :

 

Planète jetable (The Story of stuff) : Annie Léonard (Livre et documentaire)

Cargos, la face cachée du fret (Documentaire)

Sucre, vérités et conséquences : de Catherine Lefebvre (Livre)

Cowspiracy : Kip Andersen et Keegan Kuhn (Documentaire)

https://fr.wikipedia.org/wiki/Bioplastique

https://tuvaspasjeterca.com/2017/02/22/biodegradable-cest-bien-non/

https://fr.wikipedia.org/wiki/Industrie_papeti%C3%A8re

http://www.polystyvert.com/fr/a-propos/notre-vision/

Le Huitième Continent : https://www.youtube.com/watch?v=C1b82uX08wU

http://news.nationalgeographic.com/news/2015/01/150109-oceans-plastic-sea-trash-science-marine-debris/

http://www.recherche.unistra.fr/index.php?id=25869
http://clubs4h.qc.ca/documents/pdf/fiche_4-h_styromousse.pdf

 

 

TENDANCERADIS.COM - TOUT DROITS RÉSERVÉS

 

Partager sur Facebook
Partager sur Pinterest
Please reload

Please reload