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© Depuis 2015 par Cindy Trottier | cindy@circuitzerodechet.com | Tendance Radis. Tous droits réservés | Québec, Canada
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Bilan 2016 | Retour sur notre 2e année zéro déchet

09/01/2017

Un billet de

 

BONNE ANNÉE 2017 ! Nous voici donc pour la tant attendue récap de 2016, mais surtout, à la fin de ma deuxième année zéro déchet ! Tuuu !!! Tuuu !!! (oui, c’est un bruit de flûte…)

 

Ah… 2016 ! Quelle année impressionnante ! Si certains mois ont été plutôt lourds, d’autres au contraire ont été passionnants ! Mais cette année, je n’ai pas envie de vous faire un bilan, proprement parlé, de ma vie. Non. J’ai plutôt envie de vous parler des constats que j’ai fait face à mes nouvelles habitudes de consommation, car l’année 2016 a marqué un grand tournant pour le mode de vie zéro déchet à travers la planète. Le mouvement est fait des vagues et les compagnies l’ont bel et bien compris.

 

C’est ainsi que j’ai découvert tous les nombreux produits et services qui ont fait leur apparition dans le but de répondre à une certaine demande. Mais soyons sérieux, le marketing vert (greenwashing) de 2016 a fait de superbes prouesses pour nous vendre l’idée que ça prend absolument ZE GADGET pour faciliter la transition vers un mode de vie ZD. Et bien que plusieurs de ces produits sont en effet géniaux, ça ne veut pas dire forcément que VOUS EN AVEZ BESOIN. Car, OUI, il y a bel et bien des tendances qui sont apparue avec le mouvement.

 

Aussi, je m’y suis moi-même laissé prendre. Après deux ans, je peux maintenant vous dire où je suis personnellement tombé dans le piège. Ce ne sera peut-être pas le cas pour vous, mais voici mes constats !

 

 

Au niveau de la peau

J’ai réalisé que mes armoires se sont horriblement remplies de beaucoup trop de truc pour produire moi-même mes propres cosmétiques maison. Et comme tout débutant chimiste ou pâtissier qui existe, j’ai fait de fichues belles gaffes !

 

Ainsi, j’ai payé une petite fortune plusieurs huiles en vrac, poudre et autres produits de base, afin de créer mes crèmes et cie. Au final, quand j’ai réalisé que mon visage m’en voulait ÉNORMÉMENT à force d’essayer, d’essayer et encore d’essayer, j’ai réalisé que ce n’était pas ma tasse de thé !

 

Les recettes que j’ai conservées et que je fais encore aujourd’hui sont simples et j’ai recommencé à acheter certains produits que j’aimais bien avant, même si ça nécessite de générer un emballage. C’est évidemment plus cher que de le faire soi-même, mais ohhh combien moins de trouble ! C’est ainsi que j’ai troqué mes huiles végétales en vrac par une crème visage artisanale et une crème solaire en bouteille.

 

 

Côté maquillage, plutôt que de fabriquer des tas de poudre et au final, ne pas m’en servir, j’ai simplement limité ma trousse à quelques items, soit : un crayon à sourcils, un crayon noir contour des yeux, un mascara, un rouge à lèvres, un cache-cerne, une palette poudre yeux bleus et de la poudre de cacao en vrac comme poudre autobronzante.

 

Pour le reste ? Je vous ferai un article plus tard au sujet des trucs qui sont restés dans mes trouvailles zéro déchet dans le domaine des cosmétiques et des soins de la peau.

 

 

Au niveau de la bouche

C’était une évidence, je suis revenu au dentifrice de base. Si au bout d'un an je n'avais peu eu de problème avec l'utilisation du dentifrice maison, la deuxième année j'ai commencé à avoir des taches sur les dents et une sensibilité incroyable. Allez savoir ! Alors NON, le dentifrice ZD ce n’est pas pour tout le monde  et OUI, tous les produits que vous ferez par vous-même peuvent vous créer des problèmes à long terme, mais pas forcément à court terme. Soyez donc vigilant, surtout si vous êtes novice ou encore, mal informé ! Si vous avez des questions à ce sujet, je vous invite à lire ces deux articles : ici et ici.

 

 

Au niveau de la tête

J’ai abandonné le lavage des cheveux avec l’argile du Maroc de façon définitive. Bien que les résultats soient fascinants, c’est looooooong et ça demande tout de même une certaine discipline… Lorsque j’ai découvert le shampoing solide et naturel qui fonctionnait pour moi, le reste a tout simplement « pris le bord » !

 

 Faire son shampoing à l'aide de l'argile du Maroc... bref.

 

 

Au niveau des poils!

Ne me parler pas de ce foutu rasoir coupe-jarret à lame métallique ! De un, c’est l’enfer se raser avec ça et de deux, ça nécessite tout de même de faire l’achat d’un autre rasoir. Je préfère encore utiliser mon chouchou à tête jetable… tête que je n’ai pas changée depuis 1 an, puisque j’ai trouvé un petit truc pour affiler les lames ! Ha ! Ha !

 

Côté épilation, j’ai découvert qu’on pouvait laver les bandes de tissus à l’eau chaude et savonneuse. Vive la réutilisation !

 

 

 

Au niveau alimentaire

Je ne vous ferai pas un gros bilan ici, puisque je l’ai déjà fait dans mon texte sur l’orthorexie, mais j’ai fait des choix. Le zéro déchet m’a effectivement aidé à m’alimenter super bien, et c’est vraiment au TOP ! En revanche, lorsque le seul magasin en vrac dans mon coin a décidé d’interdire nos contenants, j’ai éprouvé quelques problèmes d’approvisionnement. J’ai dû retrouver l’équilibre et parfois faire des choix emballés pour respirer de nouveau au travers de ma vie de maman/travailleuse/végé en pleine effervescence, parce que tout faire par moi-même devenait vraiment trop lourd sur le long-terme. J’ai donc limité mes besoins au niveau alimentaire et les produits que je fabriquais maison.

 

Ainsi, je ne fais désormais que ces recettes toutes simples pour mes produits transformés normalement emballés, soit : les céréales granolas, les barres tendre sans cuisson, mon lait de cajou, mon beurre de peanut, les biscuits et la crème glacée végétalienne, le ketchup et la moutarde. Pour le reste, je fais maintenant appel à un traiteur qui accepte mon plat familial une fois par semaine et je cuisine en plus grosse quantité les repas du soir pour en avoir suffisamment pour le lendemain et les lunchs.

 

 

 

J’ai cessé d’acheter certains produits en vrac, au profit d’emballage en gros. Eh oui ! Lorsque j’ai constaté que le même produit en gros servait à remplir les contenants en vrac, j’en ai déduit que physiquement, c’était le même déchet que je produisais pour moins cher ! Ainsi, les ingrédients que nous utilisons beaucoup sont maintenant achetés chez un grossiste.

 

Acheter 2 kg de fromage artisanal en gros, le râper et le séparer en portion. Pour 1$ de plus maintenant, je l'achète déjà râpée et je le congèle !

 

 

 

J’ai cessé de faire mon propre yogourt... NON ! Je ne veux plus rien savoir ! Je dois acheter une pinte de lait de 2 L (un déchet), du lait en poudre et au final, attendre que tout soit à la bonne température. Ensuite, je dois acheter des bactéries actives ou prendre un restant de yogourt nature pour le faire figer. Après 6 h a poireauté dans le four, ça ne fige pas assez ou trop et le goût de ce dernier me laisse totalement indifférente ! Et ça, c’est quand je ne le manque pas tout court et que je dois jeter mon lot dans l’évier ! BIIIIG DEAL ! Non, j’achète une poche de 2 kg, c’est toute ! On en parle pu !

 

J’ai recommencé à acheter emballés et de façon régulière : les bébés épinards bio, les concombres anglais, le fromage de chèvre et le tofu. Ces produits frais sont hyper compliqués à trouver sans emballage dans mon coin et ils font partie d’une alimentation saine et pleine de vitamine. Je ne m’en priverai plus désormais.

 

J’encourage de plus en plus le bac alimentaire DERNIÈRE CHANCE, même si ça génère un sac de plastique. Si c’est pour se retrouver aux poubelles, pourquoi je laisserais faire ça ? Surtout si je peux payer 12 minis-concombres pour 1 $ dans un sac recyclable*. On appelle ça, de l'anti-gaspillage et c'est aussi dans la mentalité du zéro déchet. (mon supermarché n’utilise pas de barquette de styromousse, juste des sacs en plastique).

 

 

 

J’ai opté pour les paniers bios d’été et d’automne depuis les deux dernières années, mais je constate que plusieurs légumes fournis chaque semaine ne sont pas consommés. Ça va sans dire que ça ne « fit » pas avec les repas que j’avais prévus et je dois finalement improviser. Pour l’avenir, je m’en tiendrai uniquement aux paniers bios d’été, plus riche en variété et surtout, plus facile à adapter à mes recettes.

 

 

Au niveau des possessions matériels

J’ai fait l’achat de BEAUCOUP de trucs que je croyais « nécessaires » au mode de vie zéro déchet. Au final, nombreux de ces items, même achetés de seconde main, se sont retrouvés dans les armoires à prendre la poussière. Je parle en autre des pellicules de cire d’abeille, de la yaourtière, de la sorbetière et j’en passe ! Bref, avant de faire l’achat de nouveauté dans votre maison, assurez-vous de vouloir VRAIMENT vous en servir. Ici, j’ai toujours utilisé des pots avec un couvercle pour ranger ma nourriture ou encore, je déposais une simple assiette à l’envers sur le dessus du contenant. Comme quoi, la pellicule n’a jamais fait partie de ma vie !

 

 

 

J’ai acheté une quantité fascinante de pots mason dans le but de faire du cannage et finalement, j’ai abandonné le projet par manque de temps et de bras ! Pour contrer le problème, j’ai donné tous mes verres à boire pour les remplacer par des pots mason de 500 ml. L’avantage, c’est que le verre des pots mason se recycle et j’aurai encore mes pots pour le cannage, si jamais ça vient qu’à arriver un jour : P

 

J’ai acheté un gros congélateur de seconde main pour faire la conservation de la nourriture lors de la cueillette d’automne… En revanche, comme je mange toujours frais, j’oublie d’aller piger dedans ! Présentement, je tente de passer au travers pour éviter le gaspillage alimentaire.

 

 

 

J’ai eu l’incroyable idée de remplacer tous mes pots de plastique par des plats en verre avec couvercles quand j’ai lu à plusieurs reprises que le plastique, ce n’était « pas si bon que ça » pour ma santé… Bien évidemment, j’ai acheté TROP de pots en pyrex ronds vu leur bas prix. Finalement, je ne m’en sers pas, parce qu’ils ne sont pas modulables pour 5 sous ! Je préfère et de loin leur version en rectangle plus longue et plus adaptée. Mais ils étaient plus chers… Vous voyez ? C’est là que quelques sous de plus m’auraient permis d’acheter LA BONNE AFFAIRE !

 

J’ai acheté BEAUCOUP d’essuie-tout lavables pour essuyer nos dégâts. Et vous savez quoi ? Comme j’utilisais déjà des linges à vaisselle pour le faire, je n’ai jamais pris la nouvelle habitude de m’en servir.

 

J’utilise encore et depuis la nuit des temps des débarbouillettes pour me démaquiller et me laver. Encore une fois, l’achat de tampons démaquillants lavables n’aura pas été pour moi un achat raisonnable.

 

J’ai fait la confection de près de 30 serviettes hygiéniques lavables… au final, je n’en utilise que 4. J’aime trop ma CUP !

 

 

 

J’ai commencé à ramasser plein de trucs pour éviter de les mettre au recyclage en me disant que ça « allait servir un jour », comme des petits pots en verre, du tissu, du papier kraft, etc. Les deux boîtes ont pris le « bord » cette semaine. Vraiment. Non. Ça ne me servira pas un jour !

 

J’ai acheté un kit pour le vin en vrac. Au final, mon conjoint qui est le seul à boire du vin, continue d’acheter auprès de producteurs locaux ou à la SAQ. Ça viendra… mais MONSIEUR a la fine bouche. En revanche, nous avons trouvé quelqu’un qui fait la récupération des bouteilles pour les rendre à la LCBO de l’Ontario qui offre le service de consigne.

 

 

Au niveau monétaire

Ici, pas de surprise. Faire la plupart de ses produits, consommer de façon simple et de seconde main, vivre de peu quoi, c’est de faire ÉNORMÉMENT D’ÉCONOMIE. Mais ici, c’est la partie minimaliste du zéro déchet qui vous le permet. Même au niveau de la nourriture, j’ai passé d’une épicerie de 200 $/semaine à une épicerie qui varie entre 80 $ et 140 $/semaine. Si je ne consommais que des aliments traditionnels, je suis persuadé que la facture diminuerait encore. Grâce à ça, les soucis d’argent ne font plus partie de notre quotidien depuis près de deux ans, malgré un seul salaire assuré.

 

 

2016 aura aussi été une année très intense au niveau des réalisations personnelles et professionnelles. Je ne vous parlerai pas des pépins cette fois-ci, mais bien de ce qui a bien été. Après tout, il faut se concentrer sur le présent et se souvenir des belles choses. :)

 

 

Au niveau professionnel

Le blogue présentait sa première conférence sur le zéro déchet qui aura été donnée plus de 8 fois devant public, dont une devant une salle comble et des députés ! (Celle-là m’a donné la trouille !).

 

J’ai conclu une entente de partenariat avec quelques compagnies « zéro déchet » pour le blogue, ce qui m’a permis de faire de belles découvertes.

 

J’ai conclu une entente de partenariat professionnel avec la compagnie Omaïki et je suis maintenant maman zéro déchet et blogueuse pour eux ! Yeah!

 

Grâce au blogue, j’ai fait plusieurs parutions dans les médias sociaux, papiers, radios et télé, dont un documentaire présenté à Canal Vie et une page dans La Presse avec d’autres collègues et blogueuses. Woot ! Woot!

 

Photo :  La Presse

 

 

Non en lien avec le blogue, j’ai démarré le CIRCUIT ZÉRO DÉCHET et son autocollant pour aider les gens à trouver les commerçants sur la rue. L’initiative a été appréciée de tous et nous avons conclu une entente de partenariat pour financer la distribution et l’impression de ceux-ci sur mon territoire (OMG !). Pour le reste, c’est à suivre…

 

Le 1er janvier 2017, le blogue a dépassé les 154 000 vues, fait par plus de 51 000 visiteurs uniques, 2800 abonnés Facebook et 1300 abonnés sur Instagram. C’est plus du quadruple de visiteurs que l’an dernier à pareille date !

 

Si après tout ça, il y en a encore un qui me dit que le zéro déchet ne touche « personne », je crois qu’il vit dans le déni ! De plus, grâce à la pression fait par les membres de la communauté zéro déchet au travers les différents blogues et médias sociaux, les clients ont commencé à exiger que les choses se fassent différemment par le biais de lettres, d’appels et de courriels. Aussi, soyons fiers de dire que TOUS ENSEMBLE nous avons contribué à faire en sorte que certaines grandes chaînes nous offrent maintenant la possibilité d’apporter nos propres contenants !

 

 

Au niveau personnel

Voilà ! Vous avez fait le tour ! À la maison, nous avons atteint plus que notre objectif au niveau du recyclage ET de nos déchets pour 2016. Voici notre BILAN pour une famille de 4 personnes :

 

  • 5,5 bacs roulants plein de recyclage (non compactés)

  • 8,5 kg de couches jetables (moyenne de 200 g/couche)

  • 6,955 kg de déchets réguliers ultimes (emballage jetable, tri de l’ancienne vie et rénos).

 

Pour un total de 15, 455 kg de déchets ultimes
pour une famille de 4 personnes résidant en région.

 

Soit une réduction de nos déchets de 96,59 % par apport à la moyenne régionale/famille.
et notre recyclage de 77 %.

 

 

 

 

Nos plans pour 2017

Pour 2017, nous avons fait le choix de ne plus calculer mensuellement nos résultats le temps que notre petit quitte les couches jetables de nuit (depuis décembre 2016). De toute manière, si nous conservons les bonnes habitudes zéro déchet acquises, nous sommes convaincues de que nos résultats seront sensiblement les mêmes.

 

Pour la suite, nous avons quelques objectifs en vue, mais ce sera pour un prochain billet ;)

 

 

 

 

TENDANCE RADIS.COM / TOUS DROITS RÉSERVÉS.

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